Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 07h00 heure locale. Le dépouillement devait débuter à 22h00 heure locale.
Même si deux des principales villes du pays, Jérusalem et Haïfa, ont déjà élu leur maire cette année, ces élections dans 156 autres localités apparaissent comme un sérieux test pour le Likoud. « Le gouvernement devra répondre de ses actes et de ses échecs dans les domaines socio-économiques », souligne dans le quotidien Maariv Shimon Peres, le leader de l’opposition travailliste, à propos de ce scrutin. « Neuf mois après une deuxième large victoire électorale au niveau national, Sharon se trouve désormais dos au mur », juge de son côté l’expert en politique Yossi Verter dans le quotidien libéral Haaretz.
La participation pour les élections municipales en Israël tourne généralement autour de 50 %, mais ce scrutin permet souvent de traduire l’État d’esprit dans lequel se trouvent les 6,6 millions d’Israéliens.
Après sa victoire aux législatives en janvier, Sharon n’a pourtant pas été en mesure de respecter sa promesse électorale de mettre fin aux attentats-suicide palestiniens sur le territoire israélien.
L’État hébreu est en outre confronté à des difficultés économiques qui ont poussé le ministre des Finances, Benjamin Netanyahu, à engager un plan de réduction des dépenses publiques pour 2004.
Les derniers sondages d’opinion montrent cependant que la majorité des Israéliens ne voit guère d’alternatives au gouvernement de Sharon.
Quelque 1 600 candidats, pour la plupart issus de partis indépendants nouvellement créés, concouraient hier. Le Likoud en présente dans 117 municipalités, tandis que le Parti travailliste est présent dans 120 villes.
Le parti laïque Shinui, qui a fortement progressé lors des dernières élections nationales à la suite desquelles il a intégré la coalition d’Ariel Sharon, devrait enregistrer de nouveaux gains dans les 60 communes où il présente des candidats.

