Religion Les musulmans d’Italie refusent le combat du crucifix
le 28 octobre 2003 à 00h00
Plusieurs dirigeants de la communauté musulmane italienne ont condamné hier l’action en justice de l’un de leurs coreligionnaires pour faire retirer les crucifix de l’école de ses enfants après le tollé provoqué par cette décision dans la très catholique Italie. Ils n’ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer celui par qui le scandale est arrivé : Adel Smith, 43 ans, un Italien « converti » à l’islam en 1987, président de L’Union des musulmans d’Italie, une petite organisation revendiquant 5 300 adhérents. « Nous ne le considérons pas comme un membre de la communauté musulmane. C’est un provocateur qui cherche à impliquer les musulmans dans une affaire qui n’est pas la leur », a affirmé Ali Abu Shwaima, responsable du Centre islamique de Milan et de Lombardie (Nord). « La question du crucifix risque seulement de créer du ressentiment contre nous et d’accentuer les polémiques qui n’aident pas l’intégration », a renchéri Abdel Hamid Shaari, président de l’Institut culturel islamique de la rue Jenner à Milan. Ce centre est sous haute surveillance car il était fréquenté par de nombreux musulmans arrêtés dans le cadre d’enquêtes sur les réseaux de soutien à l’organisation terroriste el-Qaëda. « Cette décision de justice ne nous fait pas plaisir », a affirmé Hamza Roberto Piccardo, secrétaire national de l’Union des communautés islamiques italiennes (Ucoii) qui contrôle la plupart des lieux de culte en Italie. La communauté musulmane compte environ 800 000 membres en Italie dont 70 000 vivent à Milan. « Il est facile d’imaginer les réactions de ceux qui cherchent tout prétexte pour dénoncer la présence islamique en Italie, comme la Ligue du Nord ou Forza Nuova (le parti d’extrême droite) », a souligné M. Piccardo. « La décision va avoir des effets pervers, indésirables et certainement négatifs sur le dialogue entre chrétiens et musulmans que l’on cherche à engager », a-t-il estimé.
Plusieurs dirigeants de la communauté musulmane italienne ont condamné hier l’action en justice de l’un de leurs coreligionnaires pour faire retirer les crucifix de l’école de ses enfants après le tollé provoqué par cette décision dans la très catholique Italie. Ils n’ont pas eu de mots assez durs pour dénoncer celui par qui le scandale est arrivé : Adel Smith, 43 ans, un Italien « converti » à l’islam en 1987, président de L’Union des musulmans d’Italie, une petite organisation revendiquant 5 300 adhérents. « Nous ne le considérons pas comme un membre de la communauté musulmane. C’est un provocateur qui cherche à impliquer les musulmans dans une affaire qui n’est pas la leur », a affirmé Ali Abu Shwaima, responsable du Centre islamique de Milan et de Lombardie (Nord). « La question du crucifix...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.