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« Le début d’une guérilla classique », selon des experts

Les attentats qui ont secoué Bagdad dimanche et hier marquent « le début d’une guérilla classique » contre les forces d’occupation américano-britanniques, mais il est difficile de dire qui est derrière, selon des analystes basés à Londres.
« C’est très sérieux, ce ne sont pas des attaques isolées, pas de cette ampleur », estime Francis Tusa, un expert de la publication spécialisée Defence Analysis. « C’est le début d’une campagne, c’est aussi simple que cela, ajoute-t-il. C’est le début d’une guérilla classique, d’une campagne terroriste. »
Selon Francis Tusa, les Américains minimisent délibérément la gravité de ces attaques. « Les Américains disent : “Ce sont des bandits”... Non (les auteurs de ces attentats) sont meilleurs que ça, souligne l’analyste britannique. Ils sont organisés, ils ont des objectifs, ils ont des plans. » « Tout ce qu’ils doivent faire, c’est effrayer les gens, ajoute Francis Tusa. S’ils y arrivent, ils auront gagné. »
Pour cet expert, les Américains vont devoir accélérer le déploiement de policiers irakiens et, « au bout du compte, leur laisser faire le travail de maintien de l’ordre ». Mais à court terme, poursuit-il, « ils (les Américains) ont besoin de plus de troupes sur le terrain ».
Dans l’immédiat, les perspectives sont plutôt sombres, reconnaît M. Tusa. « Nous allons assister à un nombre croissant d’attaques spectaculaires, d’autres tirs de roquettes, d’autres voitures piégées. »
La conséquence de cette détérioration de la situation va être « plus de barrières en béton et plus de patrouilles agressives » de la part des forces américaines, dit-il. « Cela veut dire qu’ils seront de plus en plus isolés de la population... » Pour autant, Francis Tusa réfute catégoriquement tout parallèle avec le bourbier vietnamien. La situation « rappelle plutôt l’Irlande du Nord dans les années 70 », indique-t-il. À cette époque, note-t-il, « le nombre de morts était en moyenne de 350 par an alors que les troupes américaines ont perdu jusqu’à 400 hommes par semaine au Vietnam ».
Il est difficile d’identifier les « cerveaux » derrière les récents attentats, affirme pour sa part une analyste de l’Institut international d’études stratégiques (IISS) ayant requis l’anonymat. « Il est clair, ajoute-t-elle, que ce ne sont pas seulement des fidèles de Saddam Hussein comme le disent les Américains depuis le début. Il y a plusieurs groupes (à l’origine de cette vague d’attentats) mais il est très difficile de dire précisément qui en est responsable ».
Selon l’experte de IISS, on assiste à « une escalade et la situation est volatile ». « Les Américains vont se retirer et plus tôt que prévu, ajoute-t-elle. Avant l’élection présidentielle » aux États-Unis, dès que le dossier aura été remis aux Nations unies.
Les attentats qui ont secoué Bagdad dimanche et hier marquent « le début d’une guérilla classique » contre les forces d’occupation américano-britanniques, mais il est difficile de dire qui est derrière, selon des analystes basés à Londres.« C’est très sérieux, ce ne sont pas des attaques isolées, pas de cette ampleur », estime Francis Tusa, un expert de la publication spécialisée Defence Analysis. « C’est le début d’une campagne, c’est aussi simple que cela, ajoute-t-il. C’est le début d’une guérilla classique, d’une campagne terroriste. »Selon Francis Tusa, les Américains minimisent délibérément la gravité de ces attaques. « Les Américains disent : “Ce sont des bandits”... Non (les auteurs de ces attentats) sont meilleurs que ça, souligne l’analyste britannique. Ils sont organisés,...