La leçon de réalisme donnée par les Anglais digérée, les Sud-Africains se préparent maintenant à jouer la seconde place de la poule, qualificative pour les quarts de finale, contre les Samoa le 1er novembre. Dans cette perspective, le match contre les Géorgiens s’inscrit comme un entraînement avec opposition. Inédit d’ailleurs car les Springboks n’ont encore jamais rencontré les Caucasiens.
Pour sa première participation à un Mondial, la Géorgie - deux défaites en deux matches, zéro point au classement de la poule et zéro essai marqué - devrait offrir une résistance parfaitement adaptée aux préoccupations actuelles des Sud-Africains : des avants costauds mais pas trop, des arrières rapides mais pas trop.
Comme pour l’entrée en lice et une facile victoire face à l’Uruguay (72-6), l’entraîneur Rudolf Straeuli ne s’est d’ailleurs pas trompé d’objectif pour cette rencontre. Au-delà des cinq points (4 pour la victoire et 1 de bonus), la perspective de voir l’ensemble de ses troupes l’intéresse.
Il a ainsi choisi d’aligner son équipe B avec 13 changements par rapport au XV de départ contre l’Angleterre.
Seuls des joueurs battus le 18 octobre, le troisième ligne Joe van Niekerk et le deuxième ligne Bakkies Botha figurent à nouveau dans l’équipe de départ.
À l’exception de Schalk Burger et de Dale Santon, la totalité de l’effectif aura débuté au moins un des trois premiers matches de ce Mondial, de quoi laisser tout ce petit monde totalement concerné par l’événement.
Après leurs deux lourds échecs, face à l’Angleterre (84-6) puis contre les Samoa (46-9), les Géorgiens savent qu’ils n’amélioreront pas leurs statistiques sur la pelouse du Aussie Stadium de Sydney.
Mais, si seulement ils pouvaient marquer un essai, un seul, historique, le premier de la Géorgie en tournoi final de Coupe du monde, leur tournoi serait sauvé. Et les défaites passées en profits et pertes de l’apprentissage.

