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Cyclisme Le Basque Astarloa sacré champion du monde au Canada

Igor Astarloa a donné à l’Espagne un nouveau titre de champion du monde de cyclisme sur route, hier sur le circuit canadien de Hamilton. Astarloa, un Basque de 27 ans, a devancé de 5 secondes un petit groupe réglé par son compatriote Alejandro Valverde devant le Belge Peter Van Petegem. Le grand favori, l’Italien Paolo Bettini, s’est classé quatrième à l’issue de cette course que son équipe a tenté en vain de durcir à son profit.
Frétillant d’impatience à plusieurs reprises, Bettini a réagi au démarrage de Van Petegem dans le dernier tour. Les deux hommes ont été accompagnés par Astarloa, le premier à suivre le Belge dans son attaque, et par trois autres hommes forts après plus de six heures de course, le Suisse Oscar Camenzind, le Néerlandais Michael Boogerd et le Danois Bo Hamburger.
Bettini, en revanche, n’a pu suivre Astarloa quand l’Espagnol a attaqué dans la dernière montée, sur la large route de Claremont Access, à 4 kilomètres de l’arrivée. Au sommet, à 2,2 kilomètres de la ligne, la poignée de secondes d’avance d’Astarloa avait valeur de titre. Pour la deuxième place, Valverde, l’une des grandes révélations de la saison (3e de la Vuelta), allait ensuite régler Van Petegem et Bettini, le vainqueur de la Coupe du monde condamné cette fois à échouer au pied du podium.
La course, longue de 258,3 kilomètres, s’est donc décantée seulement dans le 21e et dernier tour de circuit. Partie sur des bases moyennes (38 km/h), elle a longtemps été ouverte par le Néerlandais Koos Moerenhout qui, rejoint ensuite par le Colombien Victor Hugo Pena et le Norvégien Bjornar Vestol, a compté jusqu’à 2 min 50 sec d’avance avant la mi-course. La « squadra » de Bettini a accéléré par la suite sous le soleil enfin revenu.
Mais c’est un peloton encore compact (92 coureurs !) qui a abordé le dernier tour de circuit (12,3 km), à une poignée de secondes du Danois Frank Hoj et du Suisse Martin Elmiger partis quelques minutes plus tôt. Grâce à Astarloa, l’Espagne a enlevé son troisième titre en cinq ans, après Oscar Freire (1999 et 2001) qui s’est classé neuvième à Hamilton. Elle a signé le deuxième « doublé » de son histoire après celui d’Abraham Olano et de Miguel Indurain réussi en Colombie en 1995 lorsque le championnat du monde était passé de l’été à l’automne, après la Vuelta.
Ce décalage du calendrier a été mis à profit par les coureurs espagnols qui ont l’habitude de disputer leur tour national. Ainsi, le nouveau champion du monde est-il allé courir en septembre la Vuelta (non partant à la 11e étape) sous le maillot de son équipe de marque, le groupe italien Saeco, pour lequel il a gagné en avril dernier la Flèche wallonne.
L’équipe française Cofidis, qui l’a recruté l’été dernier, pensait avoir fait venir un très bon coureur de classiques (4e de la Coupe du monde 2002). Déjà comblée par le titre du Britannique David Millar dans le contre-la-montre, elle aura en plus un maillot de champion du monde après le sacre du Basque devant quelque 104 000 spectateurs.
Déclarations :
Igor Astarloa : « Je n’arrive pas à le croire! Pour moi, c’est comme gagner le Tour (de France) ! Dans le dernier tour, j’ai parlé avec Oscar (Freire) et il m’a dit qu’il n’était pas en mesure de suivre Bettini. Il m’a dit : occupe-toi de Bettini et moi je reste derrière en cas de sprint. Après, dans le groupe de tête, on commençait à se regarder et le peloton revenait. J’ai démarré et je me suis donné à fond dans les deux derniers kilomètres. Je ne suis pas plus fort que Bettini mais j’ai pris le risque ».
Peter Van Petegem (Bel/3e) : « Je ne suis pas déçu et n’ai pas de regret. J’ai assumé mes responsabilités. Je me suis montré au moment attendu. C’est Bettini qui n’a pas fait ce qu’il fallait. Dans la dernière ascension, j’ai vu que Bettini était sur un petit développement et j’ai alors décidé d’attaquer. Ce n’était plus le Bettini du mois d’août (victoire à la Clasica San Sebastian) ».
Paolo Bettini (Ita/4e) : « Quand Astarloa (vainqueur) a attaqué, j’ai essayé de jouer au plus malin. J’avais les moyens d’aller le chercher mais je ne voulais pas travailler pour les autres qui n’attendaient que cela. Ensuite c’était trop tard ! »
Igor Astarloa a donné à l’Espagne un nouveau titre de champion du monde de cyclisme sur route, hier sur le circuit canadien de Hamilton. Astarloa, un Basque de 27 ans, a devancé de 5 secondes un petit groupe réglé par son compatriote Alejandro Valverde devant le Belge Peter Van Petegem. Le grand favori, l’Italien Paolo Bettini, s’est classé quatrième à l’issue de cette course que son équipe a tenté en vain de durcir à son profit.Frétillant d’impatience à plusieurs reprises, Bettini a réagi au démarrage de Van Petegem dans le dernier tour. Les deux hommes ont été accompagnés par Astarloa, le premier à suivre le Belge dans son attaque, et par trois autres hommes forts après plus de six heures de course, le Suisse Oscar Camenzind, le Néerlandais Michael Boogerd et le Danois Bo Hamburger.Bettini, en revanche,...