Rechercher
Rechercher

Actualités

La chaleur tropicale, l’autre adversaire du XV de France

Pour son deuxième match du Mondial de rugby 2003, le XV de France va s’attaquer à deux adversaires samedi : le Japon, qui a très bien résisté à l’Écosse, mais aussi la chaleur tropicale de Townsville, dans le nord-est de l’Australie.
Le voyage en avion dure presque deux heures. Plus de mille kilomètres séparent Brisbane (est), où le XV de France est arrivé le 1er octobre, de Townsville.
Entre la capitale du Queensland – nuits fraîches, premières chaleurs printanières flirtant au maximum avec les 25° – et le « grand Nord », les Français vont franchir le tropique du Capricorne et connaître des températures beaucoup plus chaudes, supérieures à 30° et accompagnées d’un très fort taux d’humidité.
« Ce qui pose le plus problème, c’est l’accumulation de ces deux facteurs », souligne Thierry Hermerel, le médecin du XV de France.
Pour prévenir l’arrivée dans la zone de chaleur moite, l’encadrement médical a mis en place un protocole bien avant l’arrivée en Australie. « Avant le départ de France, des supplémentations en sels minéraux et potassium ont été prescrites à tous les joueurs, notamment parce qu’on s’attendait à une chaleur beaucoup plus forte à Brisbane », explique Thierry Hermerel.

Gilets réfrigérants
Le voyage vers Tonwsville a entraîné la mise en place d’un régime alimentaire adapté, avec un renforcement des apports en eau et en sel. « Dans les trois jours qui précèdent le départ vers Townsville, les joueurs devront boire quatre litres d’eau par jour », avance le médecin.
Pour éviter les problèmes d’adaptation, les Français, comme les Écossais avant eux, ont choisi d’arriver sous les tropiques seulement vingt-quatre heures avant le match, soit vendredi en début d’après-midi.
« Nous avons agi comme lorsque nous disputons un match en altitude. Dans ce cas, il faut arriver longtemps à l’avance pour s’acclimater ou bien alors au dernier moment. Nous avons choisi la deuxième solution », glisse Thierry Hermerel.
Une fois sur place, l’encadrement médical va s’efforcer d’être vigilant sur l’utilisation de la climatisation dans les endroits fermés, pour faciliter l’adaptation et éviter les maux de gorge. « La climatisation ne sera utilisée que la nuit, et sera limitée à 22°C », a-t-il prévu.
Les Français ont également acquis des gilets réfrigérants, à enfiler directement sur la peau juste après l’effort physique. « En fait, les joueurs les plus lourds seront les plus pénalisés », poursuit Thierry Hermerel.
Une fois le match terminé, les Français mettront dimanche le cap au sud, vers la fraîcheur de Sydney, où ils résideront jusqu’au début du mois de novembre. Pour l’instant, les températures avoisinent les 20°. Mais la chaleur promet de grimper au gré du printemps austral. Le XV de France pourra s’appuyer sur l’expérience de Townsville pour contrôler le phénomène.
Pour son deuxième match du Mondial de rugby 2003, le XV de France va s’attaquer à deux adversaires samedi : le Japon, qui a très bien résisté à l’Écosse, mais aussi la chaleur tropicale de Townsville, dans le nord-est de l’Australie.Le voyage en avion dure presque deux heures. Plus de mille kilomètres séparent Brisbane (est), où le XV de France est arrivé le 1er octobre, de Townsville.Entre la capitale du Queensland – nuits fraîches, premières chaleurs printanières flirtant au maximum avec les 25° – et le « grand Nord », les Français vont franchir le tropique du Capricorne et connaître des températures beaucoup plus chaudes, supérieures à 30° et accompagnées d’un très fort taux d’humidité.« Ce qui pose le plus problème, c’est l’accumulation de ces deux facteurs », souligne Thierry Hermerel,...