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La Belgique victime de la renaissance bulgare

La Belgique, en phase de reconstruction suite aux départs de plusieurs cadres après un convaincant Mondial 2002, n’a pu s’extraire du groupe 8 dominé par une prometteuse Bulgarie et fera donc l’impasse sur l’Euro 2004 de football en juin au Portugal.
Troisièmes de la poule avec 16 points (comme les Croates, mais 2es et donc barragistes grâce à une meilleure différence de buts particulière) à une unité de la Bulgarie, les Diables Rouges manqueront à nouveau une compétition pour laquelle ils ne se sont plus qualifiés depuis 1984 ; seul le statut de pays organisateur leur ayant permis de prendre part à l’Euro 2000. Privée dès l’entame des qualifications de plusieurs de ses meneurs, surtout de Marc Wilmots parti à la retraite, la Belgique s’est découvert une nouvelle génération de joueurs, certes talentueux à l’image de l’attaquant Wesley Sonck, mais encore trop tendres dans les rencontres de haut niveau. Car si les hommes du sélectionneur Aimé Anthuenis ont effectué un parcours sans faute face aux petits du groupe (Estonie et Andorre), ils n’ont réalisé qu’un piètre 4 points sur 12 face aux Bulgares (une défaite et un nul) et aux Croates (un succès et une défaite).
« L’équipe a été reconstruite après la Coupe du monde. Il nous a fallu un temps d’adaptation pour être compétitifs. Ce qui est désormais le cas. C’est donc regrettable de manquer l’Euro car nous avions trouvé ces derniers mois un bon rythme que l’élimination vient briser », constate lucidement le gardien de but Geert de Vlieger.

Attention aux Bulgares
Mais plus que de leur manque de maturité, les Belges auront été victimes d’une excellente Bulgarie qui entend surprendre dans huit mois au Portugal.
Le passage à vide de ces dernières saisons après la période faste de la génération dorée des Stoickhov, Balakov et Kostadinov est désormais oublié.
Le sélectionneur Plamen Markov peut aujourd’hui compter sur de nouveaux joueurs de calibre international qui évoluent presque tous dans des clubs du top niveau européen.
Marian Hristov (30 ans, Kaiserlautern/All), Stilian Petrov (24 ans, Celtic Glasgow/Eco), Dimitar Berbatov (22 ans, Leverkusen/All) font partie des piliers d’une formation qui développe un football efficace et souvent chatoyant.
Terminer en tête d’un groupe dont la Belgique et la Croatie étaient les favorites au vu des résultats des dernières saisons témoigne du potentiel bulgare.
« Techniquement, les Bulgares sont brillants et, surtout, ils ont retrouvé une organisation et une rigueur qui en feront de redoutables adversaires, même pour les meilleures équipes du continent », avait jugé le sélectionneur belge Anthuenis il y a un peu plus d’un an, avant le début de la phase éliminatoire.
Malheureusement pour lui, il avait vu juste.
La Belgique, en phase de reconstruction suite aux départs de plusieurs cadres après un convaincant Mondial 2002, n’a pu s’extraire du groupe 8 dominé par une prometteuse Bulgarie et fera donc l’impasse sur l’Euro 2004 de football en juin au Portugal.Troisièmes de la poule avec 16 points (comme les Croates, mais 2es et donc barragistes grâce à une meilleure différence de buts particulière) à une unité de la Bulgarie, les Diables Rouges manqueront à nouveau une compétition pour laquelle ils ne se sont plus qualifiés depuis 1984 ; seul le statut de pays organisateur leur ayant permis de prendre part à l’Euro 2000. Privée dès l’entame des qualifications de plusieurs de ses meneurs, surtout de Marc Wilmots parti à la retraite, la Belgique s’est découvert une nouvelle génération de joueurs, certes talentueux...