Par ailleurs, c’est la deuxième fois que la finale de la Coupe du monde opposera deux nations européennes, après le Norvège-Allemagne de 1995 (2-0).
Les Allemandes ont en effet causé une énorme surprise en infligeant en demi-finale aux États-Unis, doubles champions du monde, la plus lourde défaite de leur histoire (3-0).
Dans un remake de la dernière finale du championnat d’Europe, elles retrouveront la Suède qui a pris le dessus sur le Canada (2-1) au terme d’une rencontre très équilibrée et qui a basculé dans les 20 dernières minutes.
Les deux finalistes sont déjà assurés de leur participation aux Jeux olympiques d’Athènes, en 2004, où ils représenteront l’Europe en compagnie de la Grèce, pays organisateur.
À la vue de leur parcours depuis le début d’un Mondial où elles tournent à une moyenne de 4,6 buts par match, les quintuples championnes d’Europe partent largement avec les faveurs du pronostic. D’autant plus qu’elles comptent dans leurs rangs les deux meilleures buteuses du Mondial, dont Birgit Prinz qui a réussi sept buts depuis le début du tournoi. Reste à savoir si elles n’ont pas laissé trop de forces dans leur demi-finale considérée comme « le meilleur match de football féminin de l’histoire ».
Cependant, les Suédoises, qui ont une nouvelle fois démontré contre le Canada qu’elles ne baissaient jamais les bras, avaient donné beaucoup de mal aux Allemandes lors de la finale de l’Euro 2001 où elles ne s’étaient inclinées que de justesse (1-0), dans la prolongation.
Auparavant, aujourd’hui, toujours en Californie à Carson, dans la « petite » finale pour la troisième place contre le Canada, l’Américaine Mia Hamm, la plus grande joueuse de la jeune histoire du football féminin, mettra un terme à sa carrière après avoir disputé trois éditions de la Coupe du monde, 240 matchs avec les États-Unis et marqué 140 buts.

