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« Dogville » éreinté par les Américains

Si Dogville est le favori dans la course à la Palme d’or, le film du Danois Lars von Trier, salué par une ovation de dix minutes en projection officielle, est pour Variety, la Bible américaine de l’industrie, « une attaque en règle, idéologique et apocalyptique, contre les valeurs américaines ».
« Lars von Trier a jugé l’Amérique, l’a prise en défaut et méritant, donc, l’annihilation immédiate. C’est en bref, un “J’accuse” dirigé contre une nation entière », écrit le quotidien publié à Cannes.
« L’identification de Dogville aux États-Unis est totale et sans ambiguïté », même sans les photos de la Dépression, au générique final, et la chanson de David Bowie Young Americans, estime Variety.
Lars von Trier condamne, « comme étant indigne d’habiter la terre, un pays qui a sûrement attiré – et donné des opportunités – plus de gens sur ses rivages qu’aucun autre dans l’histoire du monde ».
Le meilleur accueil pour Dogville, un film « délibérément destiné à provoquer », « bien trop indigeste pour un public autre que celui des habitués du cinéaste », viendra de ceux qui prennent l’Amérique comme bouc émissaire, selon Variety.
Autre quotidien américain, Hollywood Reporter n’est pas non plus très tendre avec Dogville et conclut ainsi sa critique : « En fin de compte, toute la morale sociale de Von Trier semble aussi théâtrale et artificielle que la fausse neige qui tombe sur les rues de Dogville. »
Le film avec Nicole Kidman est censé se passer dans un petit village américain des Rocheuses. Lars von Trier, qui ne connaît pas l’Amérique, s’est justifié en conférence de presse en déclarant : « Les Américains ne connaissaient pas le Maroc quand ils ont tourné Casablanca » et mon film « pourrait se passer n’importe où dans le monde. »
« Je ne suis pas antiaméricain, au contraire je me sens on ne peut plus américain », avait-il ajouté en déclarant en anglo-allemand « Ich bin an American », détournant la célèbre phrase de JFK à Berlin (« Ich bin ein Berliner »). « L’Amérique pourrait être un pays merveilleux, mais je ne veux pas m’y rendre parce que je ne suis pas sûr qu’elle soit ce qu’elle pourrait être. »
Si Dogville est le favori dans la course à la Palme d’or, le film du Danois Lars von Trier, salué par une ovation de dix minutes en projection officielle, est pour Variety, la Bible américaine de l’industrie, « une attaque en règle, idéologique et apocalyptique, contre les valeurs américaines ».« Lars von Trier a jugé l’Amérique, l’a prise en défaut et méritant, donc, l’annihilation immédiate. C’est en bref, un “J’accuse” dirigé contre une nation entière », écrit le quotidien publié à Cannes.« L’identification de Dogville aux États-Unis est totale et sans ambiguïté », même sans les photos de la Dépression, au générique final, et la chanson de David Bowie Young Americans, estime Variety.Lars von Trier condamne, « comme étant indigne d’habiter la terre, un pays qui a sûrement attiré...