Rechercher
Rechercher

Actualités

Ligue 1 : Lyon bisse, Marseille se hisse et Monaco glisse

Lyon s’est offert un deuxième titre de champion de rang, pour la première fois en France depuis Marseille en 1992, alors que l’OM s’est hissé en Ligue des champions et que Monaco a glissé sur l’avant-dernière marche, mardi lors de la 37e journée de Ligue 1 de football.
Le podium final du championnat 2002-2003 rassemblera presque à coup sûr ces trois clubs, Monaco (64 pts), hôte de Troyes lors de la 38e et dernière journée samedi, pouvant cependant encore souffler la deuxième place à Marseille (65 pts), en visite à Nantes.
L’hypothèse d’un retour de Bordeaux (4e), Sochaux (5e) et Auxerre (6e, 61 pts), s’il ne peut être mathématiquement exclu, paraît improbable. Ces outsiders s’expliqueront samedi, tous à domicile, pour les deux tickets en Coupe de l’UEFA, avec la surprise Guingamp (7e, 59 pts).
À l’image d’une hiérarchie fluctuante, longue à se dessiner, le trio final ne s’est révélé qu’au dernier moment. La course au titre a auparavant semblé circonscrite à un duo Marseille-Monaco, puis s’est élargi à un quatuor Lyon-Marseille-Monaco-Bordeaux, avant de perdre ce dernier élément à la 35e journée.

Nivellement de l’élite
Plus troublant encore, parmi les sept premiers clubs du classement, qui seront les mêmes samedi soir mais peut-être dans un ordre différent, seul Auxerre n’a jamais plongé en deçà de la 8e place (si on ne comptabilise pas les cinq premières journées, peu significatives).
Marseille, avec une équipe sans génie (10 défaites) mais un ticket Bouchet-Perrin qui en a tiré la quintessence, a de loin été le plus régulier en haut de classement (jamais plus bas que 5e après la 7e journée). Les autres ténors ont au moins tutoyé le ventre mou (Lyon 10e à la 9e journée, Monaco 10e à la 16e journée) ou connu une trajectoire sinusoïdale (Bordeaux, Guingamp).
L’absence d’une réelle hiérarchie, et les changements incessants au classement, au moins jusqu’à la dernière ligne droite, illustre le débat souvent entendu sur le nivellement de l’élite françaisee. Une rengaine fredonnée à plusieurs reprises cette saison.
D’abord, quand les soi-disant « petits » ont bousculé les « gros », c’est à dire souvent : le promu Nice longtemps leader, Guingamp 3e à la trêve, voire Sochaux, promu 2001, invaincu à domicile.
La Berezina des troupes en Coupes d’Europe (aucun club en deuxième phase de C1, Auxerre seul représentant en 8e de finale de C3, pire performance depuis 1986-87) a de nouveau alerté les observateurs, avant l’hécatombe des 32es de finale de Coupe de France (9 clubs de L1 éliminés).

Impossible est bien français
Mais la piteuse performance continentale de Lyon, l’année de son entrée dans le club fermé du G14, a paradoxalement servi les hommes de Le Guen, qui ont pu affirmer leurs prétentions de titre une fois débarrassés des obligations européennes. Monaco et Marseille ont, eux, profité d’une saison blanche en Europe pour se concentrer sur le championnat.
Étrangement, lutter pour le titre et jouer une Coupe d’Europe, notamment la C1, serait impossible en France mais envisageable en Italie (Juventus Turin, Milan AC, Inter Milan en demi-finales), en Espagne (Real Madrid, Valence en quarts de finale) ou en Angleterre (Manchester United en quarts)...
Signe que le tableau du premier championnat de Ligue 1 de l’histoire n’est pas tout à fait noir, un sélectionneur national, en l’occurrence Jacques Santini, est revenu faire son marché en France.
Pedretti (Sochaux), Rothen (Monaco), Kapo, Mexès (Auxerre), Govou (Lyon) ou Moreira (Lens), qui semblent presque tous décidés à rester en France, augurent quand même du bel avenir de la Ligue 1.
Lyon s’est offert un deuxième titre de champion de rang, pour la première fois en France depuis Marseille en 1992, alors que l’OM s’est hissé en Ligue des champions et que Monaco a glissé sur l’avant-dernière marche, mardi lors de la 37e journée de Ligue 1 de football.Le podium final du championnat 2002-2003 rassemblera presque à coup sûr ces trois clubs, Monaco (64 pts), hôte de Troyes lors de la 38e et dernière journée samedi, pouvant cependant encore souffler la deuxième place à Marseille (65 pts), en visite à Nantes.L’hypothèse d’un retour de Bordeaux (4e), Sochaux (5e) et Auxerre (6e, 61 pts), s’il ne peut être mathématiquement exclu, paraît improbable. Ces outsiders s’expliqueront samedi, tous à domicile, pour les deux tickets en Coupe de l’UEFA, avec la surprise Guingamp (7e, 59 pts).À...