Rechercher
Rechercher

Actualités

Les nuits cannoises en ordre de marche, sous copyright parisien

Princes et barons des nuits parisiennes débarquent à nouveau en force à Cannes, le temps du festival, sous le regard résigné de la plupart des patrons de discothèques locales.
Déjà, le nombre de combattants s’est réduit : Cathy et David Guetta, le couple phare des nuits parisiennes, qui avaient l’an dernier annexé 1 500 mètres carrés au rez-de-chaussée du Martinez, ont déposé les armes et ne seront présents qu’une seule soirée, le 22 mai, sur le thème d’Ibiza. Ils avaient pourtant fait le plein sur la Croisette avec leur « Suite ».
« Créer une discothèque éphémère exige six mois de travail. Nous avons préféré ne pas nous disperser pour mieux nous concentrer sur notre nouveau restaurant parisien », a expliqué Cathy Guetta.
Jean Roch, autre roi des nuits parisiennes, a pris la main. Pour la deuxième année, il a ouvert une annexe de son VIP Room des Champs-Élysées dans les sous-sols du Noga Hilton : 1 000 mètres carrés en blanc et rouge replongent les noctambules dans l’insouciance des Seventies. Et les « VIPs » qui font et défont la réputation des lieux s’y précipitent pour le moment.
Jean Roch est un enfant du pays : Tropézien, il a créé et anime toujours son premier club dans le port provençal le plus connu au monde. Son incursion presque hégémonique ressemble plus à la rançon de la gloire d’un provincial qui a réussi à Paris.

Des satellites
À la tête du Man Ray, célèbre restaurant-club parisien, Thierry Klemeniuk prend lui aussi ses quartiers de printemps à Cannes, mais dans une catégorie qui exclut d’emblée le tout-venant des noctambules : l’an dernier, il invitait les célébrités dans une villa secrète, avec un discret accès par la mer.
Il a cette année investi également la plage du Galion, avec une politique de la « porte » à peine plus démocratique. Penelope Cruz, la belle de Fanfan la Tulipe, a choisi l’endroit pour présenter son prochain film, La tête dans les nuages, réalisé par John Duigan.
Les noctambules ont également le choix entre les satellites de deux autres clubs parisiens : Le Milliardaire, installé pour quinze jours au Palm Beach, ainsi que Les Bains, embarqués sur le Dom Juan, l’ancien yacht de Canal Plus.
Les patrons locaux de la nuit s’organisent avec notamment des soirées à thèmes efficaces, comme le prévoyait Bernard Brochand, le député-maire de Cannes. À l’hôtel de ville, on assure que les tensions sont aplanies: avec 50 000 festivaliers, tous les « dance floors » de Cannes sont pleins et finalement plus rentables en l’absence de stars et autres « people » qui ne règlent pas d’ardoise.
Initiative d’un patron du cru, Christophe Caucino, Le Baoli, restaurant et club de nuit élitiste, port du Canto, ne désemplit pas tout au long de l’année. Le Niki Beach, autre institution régionale créée sur une plage de Saint-Tropez par d’autres enfants du pays « qui ne craignent pas les Parisiens », débarque à Cannes pour la première fois.
Princes et barons des nuits parisiennes débarquent à nouveau en force à Cannes, le temps du festival, sous le regard résigné de la plupart des patrons de discothèques locales.Déjà, le nombre de combattants s’est réduit : Cathy et David Guetta, le couple phare des nuits parisiennes, qui avaient l’an dernier annexé 1 500 mètres carrés au rez-de-chaussée du Martinez, ont déposé les armes et ne seront présents qu’une seule soirée, le 22 mai, sur le thème d’Ibiza. Ils avaient pourtant fait le plein sur la Croisette avec leur « Suite ».« Créer une discothèque éphémère exige six mois de travail. Nous avons préféré ne pas nous disperser pour mieux nous concentrer sur notre nouveau restaurant parisien », a expliqué Cathy Guetta.Jean Roch, autre roi des nuits parisiennes, a pris la main. Pour la deuxième...