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L’Administration US aurait menti sur les revenus du secteur pétrolier

Les prévisions faites en début d’année par le gouvernement américain sur les revenus du secteur pétrolier irakien étaient bien plus optimistes que les conclusions d’un rapport établi en secret par un groupe d’étude gouvernemental, affirme dimanche le New York Times.
Dans son rapport, le Groupe de prévision des infrastructures énergétiques, mis en place à l’automne 2002 et basé au Pentagone, décrivait le secteur pétrolier irakien comme gravement mis à mal par une décennie d’embargo, au point que sa capacité de production avait chuté de plus de 25 %, ajoute-t-il.
En dépit de ces conclusions, « le vice-président Dick Cheney avait dit en avril, le jour de la chute de Bagdad, que l’Irak pourrait produire 3 millions de barils par jour d’ici à la fin de l’année, alors que le groupe de recherche estimait que l’Irak produisait moins de 2,4 millions de barils par jour avant la guerre », selon le New York Times.
Le quotidien relève que des responsables du gouvernement Bush avaient avancé le chiffre de 20 à 30 milliards de dollars par an pour les revenus pétroliers irakiens, ce qui confortait l’impression que les contribuables américains auraient peu à mettre la main à la poche pour l’après-guerre. L’administrateur américain en Irak, Paul Bremer, estime aujourd’hui que l’Irak tirera 35 milliards de dollars au total de son pétrole sur la période mi-2003/fin 2005, soit 14 milliards de dollars par an, souligne le journal. Le gouvernement Bush a demandé une rallonge budgétaire de 20 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Irak.
Les prévisions faites en début d’année par le gouvernement américain sur les revenus du secteur pétrolier irakien étaient bien plus optimistes que les conclusions d’un rapport établi en secret par un groupe d’étude gouvernemental, affirme dimanche le New York Times.Dans son rapport, le Groupe de prévision des infrastructures énergétiques, mis en place à l’automne 2002 et basé au Pentagone, décrivait le secteur pétrolier irakien comme gravement mis à mal par une décennie d’embargo, au point que sa capacité de production avait chuté de plus de 25 %, ajoute-t-il.En dépit de ces conclusions, « le vice-président Dick Cheney avait dit en avril, le jour de la chute de Bagdad, que l’Irak pourrait produire 3 millions de barils par jour d’ici à la fin de l’année, alors que le groupe de recherche estimait que...