Un responsable de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique à Téhéran a confirmé qu’un premier round de discussions avait commencé dans la matinée après l’arrivée dans la nuit de la nouvelle mission de l’AIEA, mais n’a pas donné plus de détails.
Le chef de la délégation de l’AIEA, Pierre Goldschmidt, a déclaré mercredi espérer que ces pourparlers permettraient « de faire rapidement des progrès », alors que le chef de l’AIEA Mohammed el-Baradei a jugé cette mission « décisive pour la vérification du programme nucléaire » iranien.
Selon le quotidien conservateur Entekhab, le président Mohammed Khatami, le chef du parlement Mehdi Karoubi, le chef de l’autorité judiciaire Mahmoud Hachémi Chahroudi et l’ex-président Akbar Hachémi-Rafsandjani se sont réunis mercredi pour « préparer la réponse définitive de l’Iran à la résolution de l’AIEA ».
Le 12 septembre, l’AIEA a donné à l’Iran jusqu’au 31 octobre pour fournir des garanties probantes qu’il ne met pas au point l’arme atomique sous couvert de programme nucléaire civil, faute de quoi il risque de voir son dossier envoyé au Conseil de sécurité, avec, au bout du compte, de possibles sanctions. Cet ultimatum est contenu dans une résolution qui appelle aussi Téhéran à « signer, ratifier et appliquer rapidement et sans condition le protocole additionnel » au Traité de non-prolifération et, « en gage de confiance, à s’y conformer dès à présent ».
La signature par les Iraniens de ce protocole permettrait à l’AIEA un contrôle plus strict du programme nucléaire et l’Agence pourrait procéder quasiment sans préavis à des inspections de sites, déclarés ou non par Téhéran.
L’Iran n’a toujours pas dit s’il entendait se conformer à la résolution de l’AIEA. Mais depuis plusieurs jours, les partisans d’un compromis avec l’Agence occupent le devant de la scène en Iran.

