La Juventus (groupe D) et l’Inter Milan (groupe B) ont certes peiné pour remporter leur deuxième victoire en deux matches. Mais les deux clubs italiens, respectivement finaliste et demi-finaliste de la Ligue des champions la saison dernière, sont déjà en tête de leur poule et semblent bien partis pour se qualifier pour les 8es de finale.
Les Turinois ont attendu la 79e minute et le second but de la soirée du Tchèque Pavel Nedved pour mettre au pas la vaillante équipe de l’Olympiakos à Athènes (2-1). « Je suis content d’avoir marqué, mais surtout parce que cela nous permet de rester en tête du groupe », a estimé le toujours altruiste Nedved, candidat au « Ballon d’or ».
La Juve, avec six points, est à égalité avec la Real Sociedad qui est en train de réussir sur le plan continental ce qu’elle avait fait la saison dernière en Liga. Kovacevic et Xabi Alonso ont permis aux Basques d’aller surprendre Galatasaray à Istanbul (2-1). « En football, le plus important n’est pas d’avoir le ballon mais de marquer », a rappelé l’entraîneur français de la Real, Raynald Denoueix, au terme d’un match dominé par les Turcs mais remporté par les Basques.
Kiev-Arsenal capital
L’Inter, grâce à un but de dernière minute de Christian Vieri – de retour après une absence de trois semaines due à une blessure aux chevilles –, a également évité les foudres de San Siro en dominant finalement le Dynamo Kiev (2-1). « Le Dynamo a fait un très bon match, mais le plus important, c’est d’y croire jusqu’au bout », a commenté Vieri, entré à l’heure de jeu et buteur à la 90e minute.
L’Inter occupe seul la 1re place du groupe B, où Arsenal, après sa défaite initiale à domicile face aux Italiens (3-0), a laissé filer deux nouveaux points à Moscou contre le Lokomotiv (0-0).
Les Anglais se trouvent déjà en difficulté, derniers du groupe B.
« Nous avons eu pas mal d’occasions de l’emporter mais leur gardien a été formidable », a estimé Martin Keown, capitaine des Gunners en l’absence de Patrick Vieira, blessé. « Nous avons un sentiment de frustration car j’ai la sensation que nous aurions pu gagner », a ajouté Arsène Wenger.
Thierry Henry, le plus volontaire des attaquants londoniens, a eu deux opportunités d’ouvrir la marque en première période, sur une frappe trop enlevée et sur un autre tir détourné par le gardien Sergei Ovchinnikov. Le même Ovchinnikov s’interposait avant la pause devant Ray Parlour, puis Robert Pires manquait la balle de match à la 60e minute, dans un face-à-face avec le gardien russe. Mais Arsenal avait également connu quelques minutes difficiles en première période, autour de la demi-heure de jeu, les Russes ayant peu à peu pris confiance. Vladimir Maminov, à l’entrée de la surface, inquiétait ainsi le gardien Jens Lehmann, qui était ensuite suppléé sur sa ligne par un défenseur.
Privés de Vieira et de Freddie Ljungberg, blessés, de Sol Campbell, absent en raison du décès de son père, et de Dennis Bergkamp, qui ne supporte pas l’avion, les vice-champions d’Angleterre ont parfois été hésitants au milieu de terrain et brouillons en attaque, mais ont retrouvé une défense, sinon totalement rassurante, du moins plus stable.
« Nous avons été beaucoup plus disciplinés et nous avons retrouvé la solidarité qui nous faisait défaut lors des derniers matches », a assuré Keown, décisif à Moscou, notamment sur une tentative du prometteur Marat Izmaylov dès la 16e minute.
« Martin (Keown) a été fantastique sur les deux derniers matches, un véritable leader », a affirmé Wenger, satisfait de retrouver une équipe qui a « tout donné, grâce à un excellent état d’esprit ».
Mais avec un seul point en deux rencontres, aucun but marqué et une lourde défaite d’entrée face à l’Inter Milan à domicile (3-0), Arsenal a incontestablement gaspillé des points face à l’adversaire considéré comme le plus faible du groupe.
Le prochain match des Londoniens, à Kiev le 21 octobre, s’avère en tout cas capital. Une nouvelle contre-performance leur barrerait un peu plus la route des 8es de finale dans une compétition qui ne leur réussit décidément pas.
Le Bayern en tête
Dans le groupe A, le Bayern Munich a pris seul la tête grâce à un nul arraché à Anderlecht (1-1). Réduit à dix en première période après l’exclusion de Pizzaro, le club bavarois a trouvé les ressources pour égaliser à un quart d’heure de la fin par Santa Cruz après l’ouverture du score belge.
Dans l’autre match, les Lyonnais ont craqué à Glasgow face au Celtic (0-2). Et ce malgré un grand match du gardien français Grégory Coupet, qui a repoussé un penalty écossais en première période. « C’est une grande victoire contre une équipe de haut niveau qui possède plus d’expérience que nous en Ligue des champions », s’est réjoui l’entraîneur écossais Martin O’Neill.
Dans le groupe C, enfin, Monaco, qui n’a fait qu’une bouchée de l’AEK (4-0), et La Corogne, qui a dominé le PSV Eindhoven (2-0), ont pris une option sur les deux places qualificatives. Fernando Morientes, auteur d’un doublé pour Monaco, montre match après match l’étendue de son talent, souvent sous-employé au Real Madrid après l’arrivée de Ronaldo. De bon augure avant de retrouver l’Espagne et La Corogne dans moins d’un mois.

