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Climat Kyoto est discriminatoire pour la Russie, selon un conseiller de Poutine

Le texte actuel du protocole de Kyoto est « discriminatoire envers la Russie », a déclaré hier à Moscou le conseiller économique du président russe Vladimir Poutine, Andreï Illarionov. Il a dénoncé une « situation étrange » : la Russie, dont les émissions de gaz à effet de serre représentent 6 % du volume mondial de CO2, est obligée de les réduire, alors que d’autres pays qui en produisent plus comme les États-Unis (25 %) et la Chine (13 %), ne sont pas limités, a-t-il souligné en substance. « Lorsque les États-Unis ont quitté le protocole de Kyoto, (le président George W.) Bush avait expliqué sa décision par le fait que c’était trop cher pour eux et que Kyoto imposait des limites très sérieuses à la croissance économique et au développement des États-Unis. La Russie est-elle plus riche que les États-Unis ? » s’est demandé M. Illarionov, qui s’exprimait au cours d’un débat public. Selon lui, lorsque le Premier ministre russe Mikhaïl Kassianov a annoncé une ratification prochaine de Kyoto, il l’a fait « en l’absence d’une analyse détaillée de toutes les conséquences ».
Le texte actuel du protocole de Kyoto est « discriminatoire envers la Russie », a déclaré hier à Moscou le conseiller économique du président russe Vladimir Poutine, Andreï Illarionov. Il a dénoncé une « situation étrange » : la Russie, dont les émissions de gaz à effet de serre représentent 6 % du volume mondial de CO2, est obligée de les réduire, alors que d’autres pays qui en produisent plus comme les États-Unis (25 %) et la Chine (13 %), ne sont pas limités, a-t-il souligné en substance. « Lorsque les États-Unis ont quitté le protocole de Kyoto, (le président George W.) Bush avait expliqué sa décision par le fait que c’était trop cher pour eux et que Kyoto imposait des limites très sérieuses à la croissance économique et au développement des États-Unis. La Russie est-elle plus riche que les...