Bassel Bahnam l’a échappé belle. Choqué, mais vivant, il a été libéré hier contre une rançon de 40 000 dollars deux jours après avoir été enlevé, devant chez lui, par des inconnus armés. Le cas du patron de l’imprimerie Atlas est le dernier exemple d’une industrie du kidnapping en plein développement dans la capitale irakienne et dans le pays. Il y a quelques semaines, c’est un médecin qui avait été relâché contre rançon à Bassora, dans le sud du pays. Dans les bureaux de l’imprimerie, située dans le quartier de Batawin, le cousin de Bassil Bahnam estime qu’il s’agit de l’œuvre de gangs organisés, sans doute le fait d’anciens membres d’un des 13 appareils de sécurité opérant sous Saddam Hussein. « Ils avaient l’habitude d’avoir beaucoup d’argent et maintenant ils n’en ont plus, explique-t-il sous le couvert de l’anonymat. Alors ils emploient la force pour s’en procurer. » Toutefois, il n’exclut pas que ce soit le fait de criminels relâchés lors de l’amnistie de Saddam Hussein en octobre dernier. « Les bandits sont venus à bord de deux voitures devant la maison mardi à 08h30 du matin, et quand mon cousin est sorti, six personnes l’ont poussé dans une voiture le menaçant avec des armes », raconte-t-il. « Une heure après, il m’ont téléphoné sur un (téléphone satellitaire) Thuraya, disant que Bassil Bahnam leur devait de l’argent, poursuit-il. Les coups de téléphone se sont multipliés. Ils ont d’abord demandé 100 000 dollars, puis 50 000, puis 40 000. » « Avec des amis et la famille, nous avons réussi à réunir l’argent et la somme a été remise à un intermédiaire sur la route de Diyala au nord-est, en dehors de Bagdad », a-t-il précisé. La famille s’est ensuite rendue au poste de police d’al-Oulouiya. « On nous a expliqué que ce n’était pas la première fois qu’un tel incident arrivait, et ils ont seulement pris les numéros d’immatriculation des deux voitures », ajoute-t-il. Impossible d’avoir confirmation au commissariat de police où des soldats américains ne laissent pas interviewer les policiers irakiens sans autorisation. Mais sur un mur, figure le portrait d’une femme qui, elle aussi, a disparu.
Bassel Bahnam l’a échappé belle. Choqué, mais vivant, il a été libéré hier contre une rançon de 40 000 dollars deux jours après avoir été enlevé, devant chez lui, par des inconnus armés. Le cas du patron de l’imprimerie Atlas est le dernier exemple d’une industrie du kidnapping en plein développement dans la capitale irakienne et dans le pays. Il y a quelques semaines, c’est un médecin qui avait été relâché contre rançon à Bassora, dans le sud du pays. Dans les bureaux de l’imprimerie, située dans le quartier de Batawin, le cousin de Bassil Bahnam estime qu’il s’agit de l’œuvre de gangs organisés, sans doute le fait d’anciens membres d’un des 13 appareils de sécurité opérant sous Saddam Hussein. « Ils avaient l’habitude d’avoir beaucoup d’argent et maintenant ils n’en ont plus,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.