La galerie Janine Rubeiz accroche, jusqu’au 22 août, dix-sept toiles de onze de ses artistes-maison. Cette exposition collective, outre le fait qu’elle propose des œuvres de peintres contemporains reconnus, offre aux habitués de la galerie la possibilité de redécouvrir certaines peintures assez significatives d’une période précise de l’évolution de leurs artistes préférés.
Enigma, par exemple, une toile mettant en scène un profil d’homme sur fond de cercle lunaire et de silhouette horizontale, est représentative des interrogations existentialo-cosmiques que Manuel Amorim se posait en 1998. Oasis, un diptyque verdoyant d’Hanibal Srouji qui remonte à 1993 semble être le précurseur de la série de toiles à l’atmosphère fraîche-acidulée que l’artiste a exposées il y a deux mois.
Il y a donc, en vrac, une mixed-média de Lamia Joreige issue d’une série de toiles abordant le travail sur le corps. Il y a un diptyque de Théo Mansour, Daphnis et Chloé II, qui s’inscrit dans la lignée de ses peintures largement inspirées de la mythologie grecque.
Deux abstractions à effet mosaïque de Joseph Chahfé sont typiques du travail de cet artiste sur la matière. Dans le même registre : un dessin en forme de cannage obtenu au moyen de la rouille par Bassam Geitany ; la matérialisation des clapotis selon Rana Raouda ; les compositions en matières mixtes (pigments, grillages, tissus, etc.) sur bois d’Huguette Caland. Mais aussi, Acte : une toile aux larges plages de couleurs blanches de Youssef Aoun ; le Byblos de carte postale naïve (à l’huile) de Mona Bassili Sehnaoui ; le Chat en demi-teintes de Joseph Harb ; une toile de la série des Footballeurs de Mansour el-Habre ou encore un nu féminin sur fond gris de Rima Amyuni...


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