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Les forces internationales en Ituri incapables d’assurer la sécurité

Les forces internationales récemment déployées en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont révélées « incapables d’assurer une réelle protection des populations civiles », déplore MSF dans un rapport publié hier. Dans ce rapport, intitulé : « Ituri : promesses non tenues ? », l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) dénonce « un semblant de protection et une aide inadéquate » aux populations de l’Ituri où des combats interethniques entre Hemas et Lendus ont fait plus de 50 000 morts depuis 1999 et où sont perpétrées « des violations massives du droit international humanitaire ». En avril 2003, quelque 600 hommes de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monus) se sont déployés dans cette région dans le cadre d’un plan de pacification. Mais « cette force est arrivée trop tard pour des dizaines de milliers de personnes » et « n’a pas eu les moyens d’enrayer les massacres », indique le rapport, qui cite des témoignages de la population et de ses équipes sur place. De nouveaux massacres à grande échelle ont poussé, le 11 juin, la France et l’Onu à dépêcher une force de maintien de la paix de 1 500 hommes, composée presque exclusivement de militaires français. Mais malgré le déploiement de cette force, dont le mandat est limité à la ville de Bunia, « la population de Bunia et des environs ne bénéficie toujours pas d’une réelle protection », écrit MSF.
« Près de deux mois après son déploiement, certains quartiers de la ville ont été temporairement sécurisés mais le quotidien de nombreux habitants reste périlleux (...). Malgré les forces déployées, la guerre est toujours proche », souligne MSF. Les environs de Bunia, « hors du périmètre de protection internationale, où environ 150 000 personnes auraient fui, sont encore régulièrement touchés par des flambées de violences et des combats », indique le rapport.
« Depuis mai, les équipes de MSF n’ont pas pu accéder aux populations des villages situés dans un rayon de 3 à 50 km autour de Bunia, faute de garanties de sécurité de la part des belligérants », constate le rapport, qui s’inquiète également de la situation des populations qui avaient fui les combats en mai et se sont réfugiées dans la région de Beni, au sud de Bunia.
« Ce sont au bas mot 250 000 personnes qui errent au sud de l’Ituri sans que les troupes des Nations unies contribuent en quoi que ce soit à leur sécurité », affirme MSF.
Les forces internationales récemment déployées en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), se sont révélées « incapables d’assurer une réelle protection des populations civiles », déplore MSF dans un rapport publié hier. Dans ce rapport, intitulé : « Ituri : promesses non tenues ? », l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) dénonce « un semblant de protection et une aide inadéquate » aux populations de l’Ituri où des combats interethniques entre Hemas et Lendus ont fait plus de 50 000 morts depuis 1999 et où sont perpétrées « des violations massives du droit international humanitaire ». En avril 2003, quelque 600 hommes de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monus) se sont déployés dans cette région dans le cadre d’un plan...