L’ambassadeur d’Arabie à Washington, le prince Bandar ben Sultan, a vivement critiqué le rapport américain d’enquête parlementaire sur les attentats du 11 septembre 2001, en affirmant que ces informations « sont sans fondement ». « L’idée que le gouvernement saoudien a financé, organisé ou était même au courant du 11 septembre est malveillante et totalement fausse », a-t-il déclaré. « Je crois que 28 pages ont été effacées du rapport (...) parce que les informations contenues dans le document ne peuvent pas être étayées », a-t-il dit.
Le document américain de 900 pages reste muet sur la question de l’Arabie : invoquant des raisons de sécurité nationale, la Maison-Blanche a mis sous le boisseau du secret d’État une section entière du rapport, intitulée « Découvertes, discussion et narration concernant certaines matières sensibles dans le domaine de la sécurité nationale. » Or, des sources concordantes proches de la commission d’enquête ont déclaré que ces pages classées top-secret traitent notamment de la politique saoudienne de soutien au fondamentalisme et de l’absence de mesures contre le réseau el-Qaëda et ses soutiens, en dépit des alertes adressées par Washington à Ryad depuis 1996.
Le département d’État autorise
le retour des diplomates US en Arabie
Les États-Unis ont autorisé jeudi tous leurs diplomates basés en Arabie saoudite et leurs familles à rejoindre leur poste, qu’ils avaient dû quitter il y a près de trois mois à la suite d’attentats à Ryad, a annoncé le département d’État. Le ministère américain des Affaires étrangères a maintenu toutefois un avertissement aux Américains, leur demandant de repousser tout voyage non indispensable. « Le département d’État a autorisé le retour immédiat de tous les employés de l’ambassade et des consulats américains en Arabie saoudite, ainsi que des membres de leur famille », dit-il dans un communiqué. Le texte ajoute par ailleurs qu’il existe toujours « une possibilité d’attaques terroristes futures en Arabie saoudite ».


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