À l’approche des travaux, censés débuter en septembre, le ton est monté : la presse américaine a relayé la pétition de 39 universitaires demandant la suspension du projet et la consultation d’un groupe d’experts indépendants. L’historien américain James Beck a carrément affirmé qu’« il n’y avait pas de raison de nettoyer le David ». L’Opificio a contre-attaqué dans une lettre ouverte signée de sa surintendante, Cristina Acidini. « En opposant lavage à sec et lavage à l’eau, l’affaire se transforme en une vulgaire querelle de lavandière autour d’un chef-d’œuvre, faisant perdre de vue certaines données objectives », déclare-t-elle dans sa lettre publiée par le quotidien italien Corriere della Sera. Exposé devant le palais de la Seigneurie à Florence jusqu’à sa mise à l’abri en 1873, le David avait subi plusieurs restaurations ravageuses au XIXe siècle à base d’encaustique ou d’acide.
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CULTURE Querelle de lavandière autour du «David » de Michel-Ange
le 31 juillet 2003 à 00h00
À l’approche des travaux, censés débuter en septembre, le ton est monté : la presse américaine a relayé la pétition de 39 universitaires demandant la suspension du projet et la consultation d’un groupe d’experts indépendants. L’historien américain James Beck a carrément affirmé qu’« il n’y avait pas de raison de nettoyer le David ». L’Opificio a contre-attaqué dans une lettre ouverte signée de sa surintendante, Cristina Acidini. « En opposant lavage à sec et lavage à l’eau, l’affaire se transforme en une vulgaire querelle de lavandière autour d’un chef-d’œuvre, faisant perdre de vue certaines données objectives », déclare-t-elle dans sa lettre publiée par le quotidien italien Corriere della Sera. Exposé devant le palais de la Seigneurie à Florence jusqu’à sa mise à l’abri en 1873, le David avait subi plusieurs restaurations ravageuses au XIXe siècle à base d’encaustique ou d’acide.

