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Actualités

CULTURE Querelle de lavandière autour du «David » de Michel-Ange

Le grand institut florentin de restauration, l’Opificio delle Pietre Dure, a rejeté les critiques de son projet de restauration du David de Michel-Ange en dénonçant une « vulgaire querelle de lavandière ». La célèbre statue, aussi connue que le portrait de La Joconde de Léonard de Vinci, date de 1504 et l’idée de la nettoyer pour ses 500 ans a provoqué une dispute entre savants de la communauté internationale. La dispute a connu un premier épisode avec la démission au printemps de la restauratrice qui avait été chargée des travaux de nettoyage, Agnese Parronchini, en désaccord avec l’Opificio auquel elle reprochait de chercher à tout prix la blancheur et la brillance au détriment du cachet ancien du marbre.
À l’approche des travaux, censés débuter en septembre, le ton est monté : la presse américaine a relayé la pétition de 39 universitaires demandant la suspension du projet et la consultation d’un groupe d’experts indépendants. L’historien américain James Beck a carrément affirmé qu’« il n’y avait pas de raison de nettoyer le David ». L’Opificio a contre-attaqué dans une lettre ouverte signée de sa surintendante, Cristina Acidini. « En opposant lavage à sec et lavage à l’eau, l’affaire se transforme en une vulgaire querelle de lavandière autour d’un chef-d’œuvre, faisant perdre de vue certaines données objectives », déclare-t-elle dans sa lettre publiée par le quotidien italien Corriere della Sera. Exposé devant le palais de la Seigneurie à Florence jusqu’à sa mise à l’abri en 1873, le David avait subi plusieurs restaurations ravageuses au XIXe siècle à base d’encaustique ou d’acide.
Le grand institut florentin de restauration, l’Opificio delle Pietre Dure, a rejeté les critiques de son projet de restauration du David de Michel-Ange en dénonçant une « vulgaire querelle de lavandière ». La célèbre statue, aussi connue que le portrait de La Joconde de Léonard de Vinci, date de 1504 et l’idée de la nettoyer pour ses 500 ans a provoqué une dispute entre savants de la communauté internationale. La dispute a connu un premier épisode avec la démission au printemps de la restauratrice qui avait été chargée des travaux de nettoyage, Agnese Parronchini, en désaccord avec l’Opificio auquel elle reprochait de chercher à tout prix la blancheur et la brillance au détriment du cachet ancien du marbre.À l’approche des travaux, censés débuter en septembre, le ton est monté : la presse américaine a...