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Blix a ressenti des pressions US avant la guerre, révèle Baradei

L’ancien inspecteur en armement de l’Onu, Hans Blix, a déclaré avoir ressenti, avant la guerre en Irak, des pressions de Washington pour qu’il présente des rapports justifiant une intervention militaire, a rapporté hier le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Mohammed el-Baradei a aussi déclaré dans une interview à la BBC qu’à son avis, l’Irak n’avait pas tenté de relancer son programme nucléaire clandestin, ainsi que l’en accusaient les États-Unis et la Grande-Bretagne. Blix et el-Baradei ont, fin 2002 et début 2003, enquêté pendant près de quatre mois à la recherche d’armes de destruction massive que l’Irak était soupçonné de posséder. L’AIEA recherchait les armes atomiques tandis que la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Unmovic) de Blix traquait les armes chimiques, biologiques et balistiques. Prié de dire si l’Administration américaine avait tenté de faire pression sur lui pour qu’il rédige des rapports justifiant une guerre en Irak, el-Baradei a répondu par la négative. « Je pense qu’il y a probablement eu davantage d’efforts d’intimidation de Hans Blix parce que les armes chimiques et biologiques inquiétaient davantage », a-t-il dit. « Hans s’est beaucoup plaint de la campagne dans les médias, résultant en partie des efforts de l’Administration pour faire pression sur lui ». L’Administration de George Bush a, avant la guerre, vivement critiqué Blix pour avoir, dans ses rapports au Conseil de sécurité de l’Onu, refusé de soutenir les allégations américaines et britanniques sur les programmes d’armement irakiens. Les inspecteurs de l’Onu pas plus que, après la guerre, les forces américaines et britanniques n’ont pas trouvé trace des armes interdites que la Grande-Bretagne et les États-Unis accusaient le régime de Saddam Hussein de posséder. el-Baradei en tire pour leçon qu’il est dangereux d’écourter les inspections. « S’il y a une conclusion à tirer de la guerre en Irak, c’est que les inspections prennent du temps et qu’il faut se garder de tirer des conclusions hâtives, parce que tirer des conclusions hâtives dans un domaine aussi vital, déterminant la guerre ou la paix, est d’après moi très imprudent et très irresponsable. » Le chef de l’AIEA s’est par ailleurs dit convaincu de l’absence de fondement aux allégations américaines et britanniques, selon lesquelles l’ancien président Saddam Hussein aurait tenté de relancer son programme d’armement nucléaire détruit par l’agence dans les années 1990. Blix, qui a dirigé l’AIEA pendant seize ans, jusqu’en 1997, a pris fin juin sa retraite de directeur de l’Unmovic.
L’ancien inspecteur en armement de l’Onu, Hans Blix, a déclaré avoir ressenti, avant la guerre en Irak, des pressions de Washington pour qu’il présente des rapports justifiant une intervention militaire, a rapporté hier le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Mohammed el-Baradei a aussi déclaré dans une interview à la BBC qu’à son avis, l’Irak n’avait pas tenté de relancer son programme nucléaire clandestin, ainsi que l’en accusaient les États-Unis et la Grande-Bretagne. Blix et el-Baradei ont, fin 2002 et début 2003, enquêté pendant près de quatre mois à la recherche d’armes de destruction massive que l’Irak était soupçonné de posséder. L’AIEA recherchait les armes atomiques tandis que la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations...