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Arafat tente de revenir sur le devant de la scène (photo)

Yasser Arafat s’efforce d’opérer l’un de ses rétablissements dont il a le secret, voulant apparaître comme le seul leader palestinien capable de ressusciter la trêve dans les attaques anti-israéliennes, en dépit des pressions américaines visant à le marginaliser.
Mais son appel aux groupes armés de reprendre la trêve rompue la semaine dernière après la résurgence des violences entre Israël et les Palestiniens a été rejeté par le Hamas, tandis
que les États-Unis déclaraient qu’ils n’y accordaient aucun crédit.
Mais M. Abbas, qui a les faveurs de Washington, n’a jamais été populaire chez lui et fait face à des critiques de plus en plus sévères au sein de son propre mouvement le Fateh, la principale formation palestinienne dirigée par Yasser Arafat.
Des jeunes du mouvement s’en sont pris mercredi indirectement à Mahmoud Abbas en fustigeant publiquement à Ramallah son ministre délégué à la sécurité Mohammed Dahlane, accusé d’être un agent américain.
« Nous assistons au retour d’Arafat au devant de la scène politique », relève le politologue Ali Jerbaoui, de l’université de Bir Zeit (près de Ramallah).
Ce retour n’était pas évident, alors qu’Arafat fait face au boycottage des États-Unis, qui tout comme Israël refusent de le considérer comme un interlocuteur valable.
Washington avait ainsi fait fortement pression pour obliger au printemps dernier le dirigeant palestinien à nommer un Premier ministre alors qu’il n’en voulait pas.
Et pourtant le secrétaire d’État américain Colin Powell a appelé le 21 août Arafat à « travailler » avec son Premier ministre et « mettre à sa disposition les instruments de sécurité qui sont sous son contrôle afin de permettre la réalisation de progrès sur la “feuille de route” », le plan de paix international.
Pour le chercheur palestinien, c’est une façon d’admettre que M. Arafat, assiégé depuis décembre 2001 dans son quartier général de Ramallah par l’armée israélienne, reste incontournable, même lorsqu’il a dû renoncer à une partie de ses prérogatives en faveur de Mahmoud Abbas.
« Il est évident que Yasser Arafat ne peut plus être tenu pour responsable dans ces conditions de la faillite de la “feuille de route” et du fait qu’on soit revenu à la case départ », estime ce chercheur.
La tension entre Arafat et Abbas a encore augmenté d’intensité ces derniers jours avec la nomination par le dirigeant palestinien d’un conseiller aux affaires de sécurité, une décision qui réduit les pouvoirs de son Premier ministre en ce domaine d’une importance cruciale.
Ce conseiller, le général Jibril Rajoub, ancien chef de la sécurité préventive en Cisjordanie, a été chargé de restructurer les forces de sécurité palestiniennes. Cette nomination a été désapprouvée par la Maison-Blanche.
En tant que détenteur du portefeuille de l’Intérieur, M. Abbas contrôle seulement trois des branches des forces de sécurité palestiniennes : la police, la défense civile et la sécurité préventive.
Les 35 à 40 000 membres de la Force de sécurité nationale ainsi que d’autres unités comme le renseignement, la marine et la police aux frontières sont sous le commandement d’Arafat.
Pour affermir sa position, M. Abbas cherche à obtenir un nouveau vote de confiance du Conseil législatif palestinien (Parlement) pour ses cent jours en fonctions.
« Abbas va tenter de transférer sa bataille avec Arafat sur le terrain parlementaire », estime un député indépendant Azmi el-Chouaybi.
L’issue ne va pas tarder et Arafat « pourrait fort bien l’emporter », selon lui.
Yasser Arafat s’efforce d’opérer l’un de ses rétablissements dont il a le secret, voulant apparaître comme le seul leader palestinien capable de ressusciter la trêve dans les attaques anti-israéliennes, en dépit des pressions américaines visant à le marginaliser.Mais son appel aux groupes armés de reprendre la trêve rompue la semaine dernière après la résurgence des violences entre Israël et les Palestiniens a été rejeté par le Hamas, tandisque les États-Unis déclaraient qu’ils n’y accordaient aucun crédit.Mais M. Abbas, qui a les faveurs de Washington, n’a jamais été populaire chez lui et fait face à des critiques de plus en plus sévères au sein de son propre mouvement le Fateh, la principale formation palestinienne dirigée par Yasser Arafat.Des jeunes du mouvement s’en sont pris mercredi...