Le dollar n’a profité que brièvement hier de la révision à la hausse de la croissance économique aux États-Unis au 2e trimestre de 2,4 % à 3,1 % contre 1,4 % au 1er (voir par ailleurs). L’euro, qui était tombé jusqu’à 1,0810 $ peu après la publication de ce chiffre, s’est repris ensuite pour repasser momentanément au-dessus du seuil de 1,09 $, entraînant dans son sillage toutes les autres grandes monnaies. À cela aurait contribué le nouveau regain d’inquiétude du marché à propos de la hausse du nombre des demandes d’allocations chômage de 3 000 aux États-Unis la semaine dernière (à 394 000) en raison de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles entraînées vraisemblablement par la mollesse de la reprise économique. De plus, l’annonce par la BCE que la masse monétaire M3 dans la zone euro, un indicateur avancé d’inflation, a enregistré le mois dernier une croissance de 8,5 %, niveau largement supérieur à l’objectif de 4,5 % fixé pour cette année, est venue soutenir la monnaie unique dans la mesure où ce développement devrait éloigner toute chance de baisse des taux d’intérêt dans cette zone. La faiblesse du marché de l’emploi aux États-Unis, d’un côté, et le maintien d’un écart très grand entre les taux US (1 %) et ceux de la zone euro (2 %) de l’autre, n’ont pas tardé à privilégier la monnaie unique au billet vert ainsi que le sterling dont le loyer est actuellement à 3,5 %. Cela étant, les opérateurs se sont montrés indifférents hier aux nouvelles selon lesquelles le FMI a révisé à la baisse ses prévisions de croissance cette année et en 2004 pour l’Allemagne, la France et l’Italie ainsi qu’à l’audition du Premier ministre Tony Blair par un tribunal britannique lors de l’enquête sur les circonstances de la mort du scientifique David Kelly. En effet, le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à se reprendre après les bons chiffres du PIB américain, se négociant finalement à New York à 1,0880 pour un euro contre 1,0890 la veille, à 1,5770 pour un sterling contre 1,5720, à 1,4155 FS contre 1,4130 et à 117,30 yens contre 117,45. À Beyrouth, le marché du dollar est resté tributaire de l’intérêt manifesté par les banques pour les certificats de dépôt en LL émis par la BDL et qui commencent à perdre un peu de leur attrait, selon les cambistes. Pourtant le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié invariablement à 1 514,25 LL, mais dans des volumes très minces ne dépassant pas quelque 7 mil $.
Les Bourses quasiment étales
En Bourse, les marchés américains sont redevenus quasiment étales hier, malgré la révision à la hausse de la croissance aux États-Unis au 2e trimestre dont les opérateurs semblent maintenant penser qu’elle était en fait déjà inscrite dans les cours. Les volumes des échanges sont restés minces, nombre d’opérateurs ayant pris des congés avant le long week-end du Labor Day. En clôture, Wall Street a gagné seulement 0,43 % à 9 374,21 points et le Nasdaq 1,01 % à 1 800,18 points.
En Europe, les Bourses étaient mitigées et calmes après les bons chiffres du PIB américain et l’ouverture faible de Wall Street, le CAC 40 prenant 1,31 % à 3 322,95 points et l’Extra Dax 0,28 % à 3 492,67 points alors que le Footsie abandonnait 0,2 % à 4 198 points.
À la Bourse de Beyrouth, le marché était creux avec la hausse de 10 164 actions A de Solidere de 4,33 à 4,46 $ et la baisse de 5 196 actions C de la Byblos Bank de 1,68 à 1,67 $.
Élie KAHWAGI
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