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Royaume-Uni L’explorateur Wilfred Thesiger n’est plus (PHOTO)

L’explorateur Wilfred Thesiger, considéré comme l’un des derniers grands aventuriers du XXe siècle, est mort dimanche en Angleterre, à l’âge de 93 ans, selon une notice nécrologique parue hier dans le quotidien The Times.
Ce Britannique a traversé en 1945 et 1946 le désert du sud de l’Arabie, dans la tradition des explorateurs du XIXe siècle, isolé du monde extérieur et dans les mêmes conditions de vie que les autochtones.
Les Carnets d’Abyssinie est le journal de sa première expédition parmi les Danakils, tribu guerrière de l’actuelle Éthiopie. On y découvre que le gentleman d’Eton et d’Oxford s’accommode facilement d’un quotidien de rivalités entre chefs et de chasses au lion à pied, dans « une sorte d’intense, sauvage exultation barbare », selon l’éditeur.
Fasciné par les déserts, les chameaux et ce qu’il appelle « les nobles vertus » des Bédouins, il a professé, tout au long de sa vie, une aversion pour la voiture, le téléphone et la télévision et voyageait souvent à la boussole, avec une carabine pour chasser.
Né à Addis-Abeba – son père y était l’ambassadeur britannique –, il est le témoin, à l’âge de six ans, de la bataille de Sagale, où s’affrontent l’armée régulière et les forces du rebelle Negus Mikael.
« Je crois que cette journée m’a donné le goût, pour toute ma vie, de la splendeur barbare, de la sauvagerie, des couleurs et des roulements de tambour », déclarait Thesiger dans son autobiographie The Life of my choice.
À 23 ans, il découvre, en remontant la rivière Aouach, qu’elle se termine par une série de lacs, résolvant ainsi l’un des derniers mystères de la géographie africaine.
En 1952, il explore, en canoë, les marais des bords de l’Euphrate et du Tigre, et collecte joncs, roseaux et plantes aquatiques rares pour le British Museum.
Malgré sa vie aventureuse, il se définissait comme étant « une personne extrêmement conventionnelle ». Lorsqu’un visiteur s’étonne de le voir dans son appartement londonien en costume trois pièces, il rétorque : « À quoi s’attendait-il ? À me voir habillé en costume arabe ? Si je suis à Londres, je porte un costume sombre, et jusqu’à récemment, un chapeau melon et un parapluie. »
Il ne s’était jamais marié, mais effectuait de longs séjours auprès de sa « famille adoptive », au sein de la tribu Samburu, dans le nord du Kenya.
L’explorateur Wilfred Thesiger, considéré comme l’un des derniers grands aventuriers du XXe siècle, est mort dimanche en Angleterre, à l’âge de 93 ans, selon une notice nécrologique parue hier dans le quotidien The Times.Ce Britannique a traversé en 1945 et 1946 le désert du sud de l’Arabie, dans la tradition des explorateurs du XIXe siècle, isolé du monde extérieur et dans les mêmes conditions de vie que les autochtones.Les Carnets d’Abyssinie est le journal de sa première expédition parmi les Danakils, tribu guerrière de l’actuelle Éthiopie. On y découvre que le gentleman d’Eton et d’Oxford s’accommode facilement d’un quotidien de rivalités entre chefs et de chasses au lion à pied, dans « une sorte d’intense, sauvage exultation barbare », selon l’éditeur.Fasciné par les déserts, les...