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La présidentielle s’est déroulée dans le calme au Rwanda

Le dépouillement des voix a commencé dans les bureaux de vote du Rwanda, hier, à l’issue de la première élection présidentielle multipartite organisée dans le pays, théâtre d’un génocide en 1994.
Le taux de participation avoisine ou dépasse 80 % dans les quartiers du centre de la capitale, les plus favorisés, avaient annoncé un peu plus tôt les responsables du scrutin dans une dizaine de bureaux de vote, soulignant qu’il ne s’agissait que d’une estimation à partir des premiers éléments du dépouillement.
Selon les observateurs internationaux présents sur place, le scrutin s’est déroulé sans heurts. Le président sortant, Paul Kagamé, 45 ans, était donné grand favori de la consultation. Ce Tutsi, dont les combattants rebelles avaient mis fin au génocide de plusieurs centaines de milliers de personnes par des Hutus extrémistes, domine depuis lors la vie politique rwandaise avec son Front patriotique rwandais (FPR). Deux autres candidats étaient en lice pour ce scrutin qui a valeur de test pour déterminer dans quelle mesure le Rwanda est parvenu à dépasser les séquelles du génocide, qui fit environ 800 000 morts tutsis et hutus modérés, et à s’engager sur la voie de la démocratie.
Les observateurs internationaux, au nombre de 350, ont estimé qu’à première vue le vote était bien organisé et s’était déroulé dans le calme. L’un d’entre eux, envoyé par l’Union européenne, a toutefois exprimé son inquiétude. « De nombreuses ONG et des candidats de l’opposition ont protesté contre le climat d’intimidation lors de la campagne électorale, avec des témoignages qui parlent de personnes disparues ou arrêtées sans motifs. Dans ces conditions, il est difficile de parler d’une véritable élection démocratique », a affirmé la Belge Nelly Maes.
Le dépouillement des voix a commencé dans les bureaux de vote du Rwanda, hier, à l’issue de la première élection présidentielle multipartite organisée dans le pays, théâtre d’un génocide en 1994. Le taux de participation avoisine ou dépasse 80 % dans les quartiers du centre de la capitale, les plus favorisés, avaient annoncé un peu plus tôt les responsables du scrutin dans une dizaine de bureaux de vote, soulignant qu’il ne s’agissait que d’une estimation à partir des premiers éléments du dépouillement.Selon les observateurs internationaux présents sur place, le scrutin s’est déroulé sans heurts. Le président sortant, Paul Kagamé, 45 ans, était donné grand favori de la consultation. Ce Tutsi, dont les combattants rebelles avaient mis fin au génocide de plusieurs centaines de milliers de personnes par...