Rechercher
Rechercher

Actualités

ITALIE L’économie survit grâce au travail au noir

L’économie italienne doit sa survie au travail au noir, qui atténue les effets de l’inflation, affirme hier dans une interview à la Stampa le président de l’institut de recherche Eurispes, Gian Maria Fara, qui ne voit pas pour autant de signes de reprise pour la fin de l’année. Techniquement, l’Italie est entrée en récession en juillet après deux trimestres consécutifs de croissance négative (-0,1 % à chaque fois). « Le produit intérieur brut (PIB) au noir, qui représente l’équivalent de 30 % du PIB national, mais qui officiellement n’existe pas, est devenu le régulateur des tensions sur les prix », explique M. Fara au quotidien. Selon lui, bien que l’inflation soit élevée et que le PIB ne croisse pas, chaque famille italienne dispose de 30 % de revenus en plus par rapport aux chiffres officiels. Face à la hausse des prix – l’inflation évolue au rythme de 2,7 % l’an – « nous nous en sortons grâce à ces 30 % de revenus en plus, soit près de 270 millions d’euros, qui nous permettent d’absorber les effets négatifs de l’inflation (...) et donnent de la souplesse à notre économie », poursuit-il. « Pour la fin de l’année, je ne vois pas de signes de reprise et je suis convaincu qu’en septembre et octobre la spirale inflationniste continuera de croître avec les hausses prévues pour l’électricité, le gaz, les assurances et les transports », indique M. Fara.
« De plus, prévoit-il, nous aurons un automne assez dur avec les renouvellements des contrats sociaux et donc avec une forte tension sociale qui n’aidera pas à la reprise » de l’économie.
L’économie italienne doit sa survie au travail au noir, qui atténue les effets de l’inflation, affirme hier dans une interview à la Stampa le président de l’institut de recherche Eurispes, Gian Maria Fara, qui ne voit pas pour autant de signes de reprise pour la fin de l’année. Techniquement, l’Italie est entrée en récession en juillet après deux trimestres consécutifs de croissance négative (-0,1 % à chaque fois). « Le produit intérieur brut (PIB) au noir, qui représente l’équivalent de 30 % du PIB national, mais qui officiellement n’existe pas, est devenu le régulateur des tensions sur les prix », explique M. Fara au quotidien. Selon lui, bien que l’inflation soit élevée et que le PIB ne croisse pas, chaque famille italienne dispose de 30 % de revenus en plus par rapport aux chiffres officiels. Face...