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Liberia Les Nations unies évaluent les besoins, les dons humanitaires affluent

Une équipe d’experts des Nations unies a commencé hier ses inspections pour évaluer les besoins du Liberia, où l’aide humanitaire continuait de se mobiliser après 14 ans de guerre civile quasi ininterrompue.
L’équipe de seize experts, provenant essentiellement du département des opérations de maintien de la paix et du bureau de coordination des affaires humanitaires, est arrivée la veille en provenance de Sierra Leone voisine.
Ces experts, qui doivent être rejoints dans le courant de la semaine prochaine par une seconde équipe, rédigeront un rapport qui sera transmis au Conseil de sécurité de l’Onu le mois prochain.
Depuis la signature d’un accord de paix global, le 18 août, par les rebelles et le gouvernement de l’ex-président Charles Taylor, la tension est très nettement retombée dans la capitale Monrovia, où la majorité des commerces a rouvert et où les civils, dont quelque 450 000 déplacés ayant dû fuir leur domicile en raison des violents combats, commençaient à réparer leur logement. La plus grande préoccupation dans la ville, coupée de tout approvisionnement durant près d’un mois, restait la nourriture, d’autant plus difficile à se procurer que les prix avaient décuplé durant les combats, contraignant les civils à dépenser leurs maigres économies pour survivre. Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a reçu dans la matinée huit camions donnés par le gouvernement suédois pour lui permettre d’augmenter le rythme et l’échelle de ces distributions de vivres.
Le PAM disposait d’une vingtaine de véhicules avant le début des combats à Monrovia mais la plupart de ces véhicules ont été volés ou détruits.
Le PAM qui, comme toutes les agences de l’Onu, avait évacué tout son personnel étranger en raison des combats à Monrovia, a repris ses distributions de vivres sur une grande échelle le 15 août dernier, dès que les rebelles du Lurd (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie) se sont retirés du port de Monrovia pour le remettre à la force de paix ouest-africaine, l’Ecomil.
Jeudi, le général Sherrif Seyea, chef d’état-major des rebelles du Lurd, a affirmé qu’il assurerait un passage sécurisé aux organisations humanitaires dans les zones sous contrôle rebelle, conformément à un accord signé la semaine dernière par les belligérants.
Mais les agences de l’Onu continuent d’exprimer leur inquiétude au sujet de la sécurité de leur personnel, dont elles font une priorité avant la distribution d’aide.
Le président Moses Blah, qui a succédé le 11 août à Charles Taylor, poursuivait une tournée dans la sous-région et était attendu en Guinée et en Sierra Leone après des visites en Côte d’Ivoire et au Nigeria.
De son côté, Gyude Bryant se trouvait toujours au Ghana où il a été choisi jeudi par les factions libériennes pour diriger le gouvernement de transition à partir du 16 octobre prochain, mais il devait revenir prochainement au Liberia.
Une équipe d’experts des Nations unies a commencé hier ses inspections pour évaluer les besoins du Liberia, où l’aide humanitaire continuait de se mobiliser après 14 ans de guerre civile quasi ininterrompue.L’équipe de seize experts, provenant essentiellement du département des opérations de maintien de la paix et du bureau de coordination des affaires humanitaires, est arrivée la veille en provenance de Sierra Leone voisine.Ces experts, qui doivent être rejoints dans le courant de la semaine prochaine par une seconde équipe, rédigeront un rapport qui sera transmis au Conseil de sécurité de l’Onu le mois prochain.Depuis la signature d’un accord de paix global, le 18 août, par les rebelles et le gouvernement de l’ex-président Charles Taylor, la tension est très nettement retombée dans la capitale Monrovia,...