Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher, a exprimé l’espoir que « cet acte criminel ne dissuadera pas l’Onu de poursuivre sa mission en Irak », soulignant qu’elle « aide le peuple irakien à recouvrer sa liberté et sa souveraineté au plus vite ». L’Egypte, qui avait accueilli le 9 août le représentant de l’Onu en Irak, Sergio Vieira de Mello, tué dans l’attentat, s’est à plusieurs reprises déclarée pour un renforcement du rôle de l’Onu en Irak. La Ligue arabe a condamné le « crime terroriste grave qui vise la présence de l’Onu en Irak » et appelé « toutes les forces politiques en Irak à s’unir pour empêcher de tels actes qui ne servent pas l’intérêt du peuple irakien ». Son secrétaire général Amr Moussa a rendu hommage à Vieira de Mello, le qualifiant « d’ami des Arabes » et soulignant qu’il a « déployé des efforts incessants pour alléger les souffrances du peuple irakien et mettre un terme à l’occupation ». Le président syrien Bachar el-Assad a vivement condamné un « acte criminel » qui « ne doit pas avoir de répercussions sur le rôle central de l’Onu visant à aider le peuple irakien à recouvrer sa liberté et son indépendance ». À Ryad, le gouvernement saoudien a « condamné énergiquement » l’attentat. La presse arabe s’interrogeait quant à elle sur les mobiles de l’attentat, le journal émirati al-Khaleej estimant qu’il sert l’intérêt de l’occupant. « L’explosion (...) ne sert qu’à maintenir le chaos en Irak, en expulsant de ce pays la délégation de l’Onu », écrit le journal. « L’explosion sert aussi à maintenir l’occupation américano-britannique de ce pays arabe. C’est un acte suspect qui complète ce que les États-Unis ont fait avant et durant l’invasion de l’Irak, quand ils ont paralysé le rôle de l’Onu », poursuit le quotidien.
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Les Arabes appellent les Nations unies à ne pas baisser les bras
le 21 août 2003 à 00h00
Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher, a exprimé l’espoir que « cet acte criminel ne dissuadera pas l’Onu de poursuivre sa mission en Irak », soulignant qu’elle « aide le peuple irakien à recouvrer sa liberté et sa souveraineté au plus vite ». L’Egypte, qui avait accueilli le 9 août le représentant de l’Onu en Irak, Sergio Vieira de Mello, tué dans l’attentat, s’est à plusieurs reprises déclarée pour un renforcement du rôle de l’Onu en Irak. La Ligue arabe a condamné le « crime terroriste grave qui vise la présence de l’Onu en Irak » et appelé « toutes les forces politiques en Irak à s’unir pour empêcher de tels actes qui ne servent pas l’intérêt du peuple irakien ». Son secrétaire général Amr Moussa a rendu hommage à Vieira de Mello, le qualifiant « d’ami des Arabes » et soulignant qu’il a « déployé des efforts incessants pour alléger les souffrances du peuple irakien et mettre un terme à l’occupation ». Le président syrien Bachar el-Assad a vivement condamné un « acte criminel » qui « ne doit pas avoir de répercussions sur le rôle central de l’Onu visant à aider le peuple irakien à recouvrer sa liberté et son indépendance ». À Ryad, le gouvernement saoudien a « condamné énergiquement » l’attentat. La presse arabe s’interrogeait quant à elle sur les mobiles de l’attentat, le journal émirati al-Khaleej estimant qu’il sert l’intérêt de l’occupant. « L’explosion (...) ne sert qu’à maintenir le chaos en Irak, en expulsant de ce pays la délégation de l’Onu », écrit le journal. « L’explosion sert aussi à maintenir l’occupation américano-britannique de ce pays arabe. C’est un acte suspect qui complète ce que les États-Unis ont fait avant et durant l’invasion de l’Irak, quand ils ont paralysé le rôle de l’Onu », poursuit le quotidien.

