Si cette nouvelle prévision se révèle exacte, la Suisse affichera sur l’ensemble de l’année son plus mauvais résultat depuis neuf ans. En mai, le Seco prévoyait encore une stagnation de l’économie (0 %).
En recul depuis l’automne dernier, l’économie suisse souffre de la dégradation sensible de la consommation privée et de la chute des exportations de biens et services.
Les chiffres du PIB pour le quatrième trimestre 2002 (-0,7 %) et ceux du 1er trimestre 2003 (-1 %) laissaient déjà présager une situation difficile.
Jusqu’à très récemment, la marche des affaires et l’état des carnets de commandes étaient « mauvais dans presque toutes les branches », a relevé le Seco. Parmi les secteurs d’activité, il ne restait que l’industrie chimique, l’administration publique, l’enseignement et la formation, la santé et le social pour créer des emplois. Ce constat a poussé le groupe d’experts suisses pour les prévisions conjoncturelles à revoir tous les indices économiques à la baisse. Ainsi, la consommation privée ne devrait progresser que de 0,3 %, contre 0,7 % anticipé en mai.
Il ne faudra pas non plus attendre de soutien de la part des exportations. Elles connaîtront un reflux de 0,3 % et les importations de 0,7 %. L’inflation restera sous contrôle avec un taux prévu de 0,6 % sur l’année. Le chômage ne connaîtra pas d’embellie avec un taux qui devrait atteindre 3,9 %.
Pour l’an prochain, le Seco a aussi abaissé ses prévisions. La croissance se situerait ainsi à 1,5 %, contre une estimation préalable de 1,6 %. Pour leur part, les taux d’inflation et de chômage s’inscriront respectivement à 0,6 % et à 4 %.
L’économie américaine, avec une politique monétaire et financière expansionniste qui commence à porter ses fruits, jouera vraisemblablement le rôle de moteur de la reprise en général, selon le Seco.

