« Les travaux de ce comité doivent durer trois semaines et j’espère que la rédaction de la Constitution ne prendra pas plus d’un an », a-t-il souligné, en rappelant que la dernière Constitution en Irak datait de 1924. Elle a été suspendue lors de l’abolition de la monarchie en 1958. Cette commission, a-t-il précisé, « ne sera pas chargée d’écrire la Constitution ni même son projet, mais elle étudiera les meilleurs moyens pour aboutir à une Constitution qui profitera à tout le peuple irakien ».
Selon une source proche du comité, chaque membre du Conseil a choisi son candidat pour cette commission technique. « Ce comité comprend des professeurs d’université, des avocats, des juges, des responsables politiques et un membre de la Hawza (la plus haute instance religieuse chiite basée à Najaf) », a-t-il ajouté.
« J’ai été très ému de constater que des sunnites avaient choisi des chiites et vice versa, car cela montre que le peuple irakien refuse de se laisser enfermer dans le communautarisme », a de son côté souligné M. al-Jaafari.
Le Conseil de gouvernement transitoire a également demandé aux forces de la coalition de mieux traiter les Irakiens, après différentes opérations militaires qui ont coûté la vie à des habitants.
Un membre du Conseil, Mouaffak al-Roubaï a également annoncé que l’Irak devrait se doter de ministères de la Femme et des Droits de l’homme. Le Conseil poursuivait ses discussions sur la formation du premier gouvernement de l’après-Saddam Hussein, les débats portant notamment sur le choix des candidats aux postes ministériels. « Le nouvel Irak a besoin de gens compétents et hautement expérimentés pour contribuer à la reconstruction de l’Irak », a indiqué M. Roubaï, ajoutant que le Conseil pourrait former le nouveau cabinet « dans quelques jours ».
Le chef de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (Asrii), l’ayatollah Mohammed Baqer Hakim, a de son côté pressé le Conseil de gouvernement – au sein duquel sa formation est représentée – de hâter la formation du nouveau cabinet pour combler le vide politique et administratif dont souffre l’Irak. Dans une déclaration publiée hier par le journal al-Adala (Justice), organe de l’Asrii, l’ayatollah Hakim s’est demandé « pourquoi les ministères n’ont pas été encore formés après des semaines » de discussions.


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