« Nous parlons avec les Israéliens de tous les aspects de la clôture. Je pense déjà avoir dit clairement que la clôture est un problème », a dit M. Bush lors de déclarations à la presse à Crawford (Texas, Sud), où il passe ses vacances. Il avait déjà utilisé le mot « problème » en recevant le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas le 25 juillet à la Maison-Blanche. Mais « problème » avait disparu de son vocabulaire quatre jours plus tard alors qu’il accueillait au même endroit le Premier ministre israélien. Ce dernier avait affirmé devant le président américain que la construction de cette ligne, que les Palestiniens appellent « mur », continuerait. « Je comprends totalement que la manière la plus efficace de protéger la sécurité d’Israël, tout comme celle des personnes éprises de paix dans les territoires palestiniens, est de s’en prendre à des organisations comme le Hamas et les organisations terroristes qui font en sorte que la paix ne puisse exister. Et, en conséquence, j’espère qu’à long terme, la clôture sera inutile », avait, à cette occasion, affirmé George W. Bush.
Mais Washington a de toute évidence décidé d’intensifier les pressions sur Ariel Sharon pour le faire changer d’avis sur le sujet, l’un des principaux obstacles dans les discussions entre Palestiniens et Israéliens. Les Palestiniens estiment que la ligne de sécurité vise à délimiter les frontières de leur futur État avant même le début des discussions sur son tracé.
Le département d’État avait confirmé mardi des informations de presse, selon lesquelles les États-Unis étudiaient la possibilité de suspendre des financements à Israël pour montrer leur opposition à la construction de la ligne de sécurité. Le porte-parole de la Maison-Blanche Scott McClellan avait toutefois souligné qu’aucune décision n’avait encore été prise en ce sens. Cet éventuel plan américain gèlerait des garanties sur des prêts à hauteur du montant que l’État hébreu dépense à l’est de la frontière de 1967 entre Israël et la Cisjordanie, selon le département d’État.
George W. Bush a aussi tenu à souligner hier que des « progrès » étaient effectués dans les négociations israélo-palestiniennes, qu’il avait contribué à relancer lors d’une tournée dans la région début juin. « La clé pour que la paix soit établie est que les deux parties assument leurs obligations nécessaires et leurs responsabilités pour que les gens aient confiance, que les gens sachent que leurs vies sont protégées et que la prospérité arrive », a-t-il affirmé lors de déclarations à la presse alors qu’il allait déjeuner avec son secrétaire d’État Colin Powell, venu le voir à Crawford.


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