« Les Sud’Afs (humiliés 52-16 à l’aller) veulent vous rentrer dedans, assure-t-il. Il faut en faire autant, avant qu’eux ne le fassent. Ils ne vous arracheront pas un œil mais sont quand même assez limite. Il faut se mettre au même niveau. »
« Les joueurs (néo-zélandais) doivent entrer sur la pelouse avec l’intention de bousculer plutôt que de se faire bousculer », continue Randell qui parle en connaissance de cause pour avoir participé à plusieurs joutes pittoresques entre les deux nations.
Les rencontres entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande sont en effet réputées pour être les plus féroces du rugby mondial. Placées sous le sceau de la rivalité historique, elles tournent régulièrement à la bataille de rue.
Déjà en 1956, le sélectionneur néo-zélandais avait titularisé un ancien champion de boxe amateurs dans l’équipe, juste pour faire un peu le ménage en mêlée.
Plus récemment, en 1994, le remuant pilier sud-africain Johan Le Roux avait été suspendu 19 mois pour avoir mordu le Néo-Zélandais Sean Fitzpatrick.
La rencontre de samedi arrive de surcroît dans un climat déjà passablement tendu depuis la prestation de l’Afrique du Sud face à l’Australie la semaine dernière. Les joueurs australiens s’étaient notamment plaints d’avoir été victimes de morsures, de fourchettes et de crachats de la part de leurs adversaires.
Les avants sud-africains Bakkies Botha et Robbie Kempson ont d’ailleurs été condamnés dimanche par la commission de discipline du Tri-Nations, respectivement à huit et quatre semaines de suspension. Kempson avait notamment « attaqué au visage » le talonneur des Wallabies, Brendan Cannon...
L’entraîneur des Wallabies, Eddie Jones, avait ainsi estimé que le comportement des Springboks était « une honte pour le rugby mondial ».


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