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EXPOSITION L’alphabet arménien en motifs de tableaux

Manoug Hopalian est un artisan de plaques d’immatriculation qui s’est inspiré de son travail pour développer une idée artistique. En effet, cela fait plus de trente ans que ce monsieur d’une soixantaine d’années meuble ses loisirs en élaborant des caractères de l’alphabet arménien en cuivre émaillé, avec lesquels il compose ensuite des tableaux. Jusque-là rien d’exceptionnel, si ce n’est l’originalité des lettres, qui prennent des formes variées.
Manoug Hopalian a ainsi à son actif des tableaux en lettres animalières, d’autres en caractères reproduisant des bougies, des oiseaux, des clochers, des façades d’églises, des notes de musique, des motifs végétaux, des sabres et épées, des murailles de forteresses... Mais aussi des « signes » plus « classiques », à l’instar du caractère royal, « qui était utilisé uniquement par les rois de Cilicie entre le Ve et le XVIIe siècle », signale Manoug Hopalian, ou encore fabriqués à partir de matériaux différents comme les caractères livres, en bois habillé de cuir. Cette calligraphie ciselée en relief, émaillée et polychrome, est placée sur des fonds en feutre et encadrée. Disposées à la manière d’un abécédaire, ces lettres respectent scrupuleusement l’ordre de l’alphabet arménien (de 38 signes). « Lequel débute par le A (évidemment orthographié différemment), comme Allah, qui est l’Alpha et l’Omega de toutes choses, explique l’artiste, et se termine par le C comme Christ.» Une démarche artistique intéressante.... Jusqu’au 7 août, à la galerie Varoujian – Zalka.

Z.Z.
Manoug Hopalian est un artisan de plaques d’immatriculation qui s’est inspiré de son travail pour développer une idée artistique. En effet, cela fait plus de trente ans que ce monsieur d’une soixantaine d’années meuble ses loisirs en élaborant des caractères de l’alphabet arménien en cuivre émaillé, avec lesquels il compose ensuite des tableaux. Jusque-là rien d’exceptionnel, si ce n’est l’originalité des lettres, qui prennent des formes variées. Manoug Hopalian a ainsi à son actif des tableaux en lettres animalières, d’autres en caractères reproduisant des bougies, des oiseaux, des clochers, des façades d’églises, des notes de musique, des motifs végétaux, des sabres et épées, des murailles de forteresses... Mais aussi des « signes » plus « classiques », à l’instar du caractère royal, «...