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Exode et derniers préparatifs à l’approche de l’ouragan Isabel (photo)

Des milliers d’habitants du nord-est des États-Unis terminaient hier de protéger leurs maisons à l’approche de l’ouragan Isabel, alors que trois États ont déclaré l’état d’urgence.
Les routes étaient encombrées par de nombreux vacanciers et résidents évacuant les zones côtières, notamment de Caroline du Nord, premier État visé par Isabel aujourd’hui.
Les perturbations devraient affecter une zone très densément peuplée des États-Unis, où vivent près de 50 millions de personnes. La Caroline du Nord, le Maryland et la Virginie ont déclaré l’état d’urgence, activant ainsi leur Garde nationale en cas de besoin.
À Kitty Hawk, ville natale des frère Wright, auteurs du premier vol mécanique à bord d’un aéroplane, la plupart des habitants avaient déjà quitté leurs maisons hier matin.
Les planches calfeutrant les commerces portent des messages d’accueil : « Vas-y doux Isabel » ou alors « Souffle Izzy, souffle ».
Les pompiers font du porte-à-porte pour alerter les retardataires. « Dans l’ensemble, les gens sont raisonnables. Ils s’organisent pour partir, ils terminent leurs bagages », explique l’un d’entre eux, Cole Yeatts. « On les dirige vers des abris, mais beaucoup partent chez des amis, de la famille », ajoute-t-il.
La saison touristique dure généralement jusqu’à mi-octobre, mais les vacanciers sont partis. Les hôtels sont vides. L’office du tourisme s’est mis sur répondeur, « jusqu’au passage d’Isabel ».
De rares promeneurs arpentent la plage. Encore une belle journée, sans doute la dernière avant les premières pluies annonçant l’ouragan.
Fred Gentry travaille d’arrache-pied pour protéger sa maison du bord de mer, la seule à ne pas être construite sur pilotis.
Il construit un mur haut de plus d’un mètre devant la façade, avec des planches et toutes sortes de matériaux de récupération.
« J’ai été inondé la dernière fois. Dix-huit centimètres de flotte partout dans la maison », lors du passage de l’ouragan Floyd en 1999. « Je ne me ferai pas avoir cette fois. »
Cet homme d’affaires de 47 ans s’est levé tôt. « J’ai protégé les ouvertures avec des sacs de sable. Avec le mur, j’espère que ça ira. Mais les vagues prennent de l’ampleur à vue d’œil, ça commence à être assez impressionnant. »
Quand il aura terminé ses travaux, il partira aussi. « Je ne suis ni un héros ni un imbécile. Je suis là pour protéger ma maison, mais je ne compte pas faire de vieux os. »
Hier après-midi, Isabel poursuivait sa route vers les côtes américaines à 15km/h et devait accélérer sa course dans les prochaines 24 heures, selon le Centre national des ouragans. Avec des vents soufflant à 180 km/h, il se trouvait à 640 kilomètres des côtes. Une large zone a été placée en alerte. Remontant de Cape Fear, port situé au sud de la Caroline du Nord jusqu’au nord de la Virginie, elle englobe la baie de la Chesapeake, à une centaine de kilomètres de Washington. En marge de cette zone, les météorologues annoncent de fortes tempêtes.
Des milliers d’habitants du nord-est des États-Unis terminaient hier de protéger leurs maisons à l’approche de l’ouragan Isabel, alors que trois États ont déclaré l’état d’urgence.Les routes étaient encombrées par de nombreux vacanciers et résidents évacuant les zones côtières, notamment de Caroline du Nord, premier État visé par Isabel aujourd’hui.Les perturbations devraient affecter une zone très densément peuplée des États-Unis, où vivent près de 50 millions de personnes. La Caroline du Nord, le Maryland et la Virginie ont déclaré l’état d’urgence, activant ainsi leur Garde nationale en cas de besoin.À Kitty Hawk, ville natale des frère Wright, auteurs du premier vol mécanique à bord d’un aéroplane, la plupart des habitants avaient déjà quitté leurs maisons hier matin.Les planches...