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L’Iran refuse de se soumettre à l’ultimatum de Vienne

L’Iran a multiplié hier les signes laissant penser qu’il ne se soumettrait pas avant le 31 octobre à l’ultimatum que lui a adressé l’AIEA à propos de son programme nucléaire. « Au début de la révolution de 1979, nous faisions face à des pressions identiques et nous y sommes habitués. La République islamique n’a pas l’intention de céder aux pressions de Vienne », a affirmé l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, resté un personnage-clé du régime et cité par les agences iraniennes. L’AIEA a donné à l’Iran jusqu’au 31 octobre pour fournir des garanties probantes sur le fait qu’il n’a pas détourné d’uranium pour mettre au point la bombe atomique, comme l’en soupçonne une bonne partie de la communauté internationale. La résolution de l’AIEA demande à l’Iran de donner d’ici là un accès illimité à tous les sites que celle-ci jugera nécessaires et de livrer toutes ses informations sur l’achat, l’utilisation et le stockage d’uranium.
Sans fixer de date butoir, elle le presse de suspendre toute activité d’enrichissement d’uranium et de signer le protocole additionnel, qui permet aux inspecteurs de l’AIEA d’effectuer des inspections inopinées.
Intervenant devant les commandants des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime, le président du Parlement, le réformateur Mehdi Karoubi, a qualifié cette résolution de « politique ».
Devant le même public, le chef de l’autorité judiciaire, l’ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, a qualifié le texte de l’AIEA « d’inique ». « Les États-Unis et leurs alliés veulent empêcher l’Iran d’accéder aux technologies nouvelles », a affirmé M. Chahroudi. La puissante Association des enseignants théologiques de Qom – qui regroupe les religieux proches des conservateurs – a pour sa part publié un communiqué pour demander « aux responsables de donner une réponse adéquate à la résolution » et à « la voracité internationale ». MM. Rafsandjani, Karoubi et Chahroudi appartiennent au cercle très restreint de ceux à qui, sous le guide suprême Ali Khamenei, il reviendra de décider du niveau futur de la coopération iranienne avec l’AIEA. Cinq jours après l’ultimatum de l’AIEA, au-delà des jugements sur la résolution, aucune décision concrète n’a encore été annoncée. Le président réformateur Mohammed Khatami a refusé jusqu’à présent de faire le moindre commentaire sur la résolution proprement dite.
L’Iran a multiplié hier les signes laissant penser qu’il ne se soumettrait pas avant le 31 octobre à l’ultimatum que lui a adressé l’AIEA à propos de son programme nucléaire. « Au début de la révolution de 1979, nous faisions face à des pressions identiques et nous y sommes habitués. La République islamique n’a pas l’intention de céder aux pressions de Vienne », a affirmé l’ancien président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani, resté un personnage-clé du régime et cité par les agences iraniennes. L’AIEA a donné à l’Iran jusqu’au 31 octobre pour fournir des garanties probantes sur le fait qu’il n’a pas détourné d’uranium pour mettre au point la bombe atomique, comme l’en soupçonne une bonne partie de la communauté internationale. La résolution de l’AIEA demande à l’Iran de donner...