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Une polémique ternit l’amitié entre Clijsters et Henin

C’était trop beau pour durer : la petite Belgique, qui domine le tennis féminin mondial avec Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne, voit une méchante polémique saper la belle histoire d’amitié entre les joueuses.
Sans que jamais le mot « dopage » ait été prononcé, l’entourage de Kim, numéro un mondiale, et certaines personnalités flamandes se sont étonnés dans la presse du Nord du pays de l’évolution musculaire de la numéro deux, Justine.
« Tout le monde peut quand même voir que son avant-bras droit et ses jambes ont doublé de volume en six mois », a déclaré Leo Clijsters, le père de la championne, dans une interview au quotidien Het Laatste Niews, en la comparant désormais à l’ex-numéro un mondiale, la puissante Serena Williams.
« C’est une grande différence parce que sa technique était déjà supérieure », a ajouté l’ancien défenseur de l’équipe nationale belge de football du temps de sa splendeur.
Filip Dewulf, ex-numéro un belge à l’ATP, s’est lui aussi posé des « questions » sur ce développement physique dans Het Belang van Limburg, sans étayer ses allusions.
À son retour de New York, où elle venait de remporter l’US Open grâce à une victoire sur... Kim Clijsters, Justine a démenti tout dopage dans une interview au quotidien Le Soir.
« Mon seul dopage, c’est le travail. Il y a malheureusement des gens en Belgique qui ne connaissent pas ce genre de produit », a-t-elle souligné en se disant « prête à subir n’importe quel contrôle, n’importe où et n’importe quand, pour prouver que mon corps est sain ».

Retour des démons
linguistiques
Un entraînement très dur aux États-Unis avec le préparateur physique Pat Etcheberry est selon elle à l’origine d’un développement musculaire essentiel pour donner plus de force au jeu de cette frêle jeune fille de 1,66 m.
Cela a payé puisqu’elle a remporté cette année deux tournois du grand chelem, Roland-Garros en juin et l’US Open, alors que Kim Clijsters est devenue numéro un mondiale sans en gagner.
Le clan Clijsters a semblé faire marche arrière hier dans la presse belge, qui consacre toutes ses unes à ce dossier.
Il a ainsi déclaré au Soir qu’il n’avait jamais évoqué un éventuel dopage et estimé que Justine battra encore souvent Kim.
« En Belgique, on veut absolument créer une bagarre entre les deux filles », dit-il en accusant implictement les médias. Mais le mal est fait et l’histoire d’amitié entre les deux joueuses risque fort d’appartenir au passé.
Leur « couple » – une Flamande et une Wallonne qui occupent les deux premières places mondiales – constituait un véritable don du ciel pour un pays où l’unité nationale est une notion sans cesse battue en brèche par les querelles linguistiques.
Elles avaient remplacé l’équipe nationale de football, un des derniers symboles de la Belgique unie avec la royauté, dans le cœur des Belges et aucun relent communautaire n’avait jusqu’à présent fait son irruption dans leur relation. Flamands et Wallons semblaient soutenir aussi bien Kim que Justine et les drapeaux belges, une denrée rare, faisaient leur apparition sur les courts du monde entier.
« Les belles histoires entre “nos petites Belges” appartiennent au passé », note le quotidien flamand De Morgen en parlant d’une « guerre ouverte entre Clijsters et Henin-Hardenne ».
Le Soir regrette également cette « joie trop fugace ». « Deux joueuses au top, pour certains, c’est forcément une de trop, surtout si elles proviennent de deux communautés différentes », souligne son éditorialiste sportif.
C’était trop beau pour durer : la petite Belgique, qui domine le tennis féminin mondial avec Kim Clijsters et Justine Henin-Hardenne, voit une méchante polémique saper la belle histoire d’amitié entre les joueuses.Sans que jamais le mot « dopage » ait été prononcé, l’entourage de Kim, numéro un mondiale, et certaines personnalités flamandes se sont étonnés dans la presse du Nord du pays de l’évolution musculaire de la numéro deux, Justine.« Tout le monde peut quand même voir que son avant-bras droit et ses jambes ont doublé de volume en six mois », a déclaré Leo Clijsters, le père de la championne, dans une interview au quotidien Het Laatste Niews, en la comparant désormais à l’ex-numéro un mondiale, la puissante Serena Williams.« C’est une grande différence parce que sa technique était déjà...