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Changes et Bourses Le dollar toujours faible face à l’euro

Le dollar est resté faible face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, alors que les investisseurs étaient circonspects à propos de la reprise de l’économie US à la veille de la publication d’un nouvel indicateur de l’emploi aux États-Unis. Le billet vert, qui s’était redressé dans la matinée sur des rachats du découvert – après la révision à la baisse par la BCE de sa projection de croissance pour la zone euro de 0,7 % à 0,4 % cette année –, ne tardait pas à abandonner une bonne partie de ses gains face à l’euro. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de la BCE, Wim Duisenberg, devant le Parlement européen, indiquant que « les signaux d’une reprise économique en zone euro se renforcent » (voir par ailleurs) et que les taux d’intérêt dans cette zone étaient à « niveau appropriés ». Il avait ajouté que la tendance de fond pour l’euro reste à la hausse face au dollar car le niveau actuel du déficit public US n’est « pas soutenable » à terme, jugeant que ce déséquilibre budgétaire finirait par se retourner contre les États-Unis. Tout cela a été donc pris par le marché comme un prétexte pour racheter des euros, surtout après l’annonce par l’Office Fedéral des statistiques que l’Allemagne a dégagé en juillet un excédent commercial de 14,1 mds EUR, supérieur à celui de 12,2 mds EUR enregistré sur le même mois l’an passé. Pourtant, le dollar a manifesté une grande résistance aux influences baissières motivées par la hausse du PIB japonais de 1 % au deuxième trimestre et de 3,9 % en rythme annuel ainsi que par la forte progression de 34,6 % de l’excédent des transactions courantes du Japon en juillet à 13,2 mds $, car les autorités nippones seraient intervenues pour contenir la hausse du yen. Cela étant, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant à 1,1210 pour un euro contre 1,1230 la veille, à 1,5910 pour un sterling contre 1,5905, à 1,3835 FS contre 1,3780 et à 117,10 yens contre 116,85. À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché au-dessus du point supérieur de la fourchette d’intervention de la BDL par certaines banques à des fins de placement dans les certificats de dépôt en LL sous le rapport de la rentabilité. Ainsi, après le maintien de cette fourchette entre 1 501 et 1 514 LL, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait entre 1 514,50 et 1 515 LL sur le marché interbancaire.

Les Bourses dans le rouge
En Bourse, les marchés US sont restés dans le rouge, plombés par la haute technologie après que Texas Inst. eut donné une raison supplémentaire à la cote pour battre en retraite en abaissant ses prévisions de bénéfices au troisième trimestre. L’annonce par le groupe informatique 3Com de la suppression de 1 000 emplois a également pesé sur la tendance. En clôture, Wall Street a reperdu 0,91 % à 9 420,46 pts et le Nasdaq 2,64 % à 1 823,88 pts. Les Bourses européennes ont enchaîné aussi une deuxième séance de baisse, les investisseurs poursuivant leurs prises de bénéfices après la forte progression de la semaine dernière. L’Extra Dax s’est inscrit en repli de 1,6 % à 3 536,87 pts, le CAC 40 de 1,38 % à 3 328,71 pts et le Footsie de 0,28 % à 4 252,10 pts. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 1 150 actions A de Solidere de 4,40 à 4,38 $ et à la hausse de 2 045 actions B de la même société de 4,27 à 4,43 $, dans un marché déserté sur le restant de la cote.

Élie KAHWAGI
Le dollar est resté faible face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, alors que les investisseurs étaient circonspects à propos de la reprise de l’économie US à la veille de la publication d’un nouvel indicateur de l’emploi aux États-Unis. Le billet vert, qui s’était redressé dans la matinée sur des rachats du découvert – après la révision à la baisse par la BCE de sa projection de croissance pour la zone euro de 0,7 % à 0,4 % cette année –, ne tardait pas à abandonner une bonne partie de ses gains face à l’euro. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de la BCE, Wim Duisenberg, devant le Parlement européen, indiquant que « les signaux d’une reprise économique en zone euro se renforcent » (voir par ailleurs) et que les taux d’intérêt dans cette zone étaient à «...