Rechercher
Rechercher

Actualités

Manchester United victime d’une « OPA »

Manchester United, pourtant l’un des clubs de football les plus riches au monde, est victime depuis cet été d’une « OPA » (offre publique d’achat) sur ses meilleurs éléments, menée notamment par le nouveau propriétaire de Chelsea, le milliardaire russe Roman Abramovitch, qui vient de débaucher son directeur général, Peter Kenyon.
Première défection de l’été : David Beckham. L’emblématique capitaine de l’équipe d’Angleterre, icône sur laquelle MU avait construit une bonne partie de sa richesse et de sa notoriété, quittait son club de toujours pour le Real Madrid et pour 26 millions d’euros.
MU perdait ensuite son coach assistant, le Portugais Carlos Queiroz, débauché par... le Real Madrid et nommé entraîneur madrilène à la place de Vincente Del Bosque. Le dernier départ de marque était celui de l’Argentin Juan Sebastian Veron, attiré par les promesses sportives et financières de Chelsea.
Affaibli sur la pelouse, MU se voit donc également privé de son DG, Peter Kenyon, l’homme clé de sa réussite financière.
En écho à ce départ, l’action de MU perdait 3,93 % hier à la mi-journée à la Bourse de Londres.
En tant que DG, Kenyon, 49 ans, en poste depuis six ans, a rapporté à MU quelque 400 millions de livres (572 millions d’euros) au cours des trois dernières années en signant de juteux contrats avec l’équipementier Nike (473 M EUR sur 13 ans) ou avec l’opérateur de téléphonie mobile Vodafone, son parraineur maillot.

Vendre Chelsea en Russie
Club le mieux géré au monde, MU a dégagé l’an passé un bénéfice de 50,5 millions d’euros, en hausse de 48 %, et un chiffre d’affaires de 228 M EUR (+13 %).
Mais au premier semestre de cette année, le bénéfice a été en recul de 34 % et certains observateurs s’inquiètent du conflit entre l’entraîneur Alex Ferguson et John Magnier, tous deux actionnaires du club.
Globalement, c’est sur la stratégie future et les transferts de l’été que MU et son directeur général n’étaient plus d’accord. Kenyon, pourtant excellent négociateur, se serait ainsi vu reprocher la vente à trop bas prix de Beckham, s’ajoutant à l’acquisition dispendieuse du jeune Portugais Cristiano Ronaldo (17,35 M EUR) et à celles manquées du Brésilien Ronaldinho (FC Barcelone/ESP) et de l’Australien Harry Kewell (Liverpool).
« La situation à Chelsea est unique », avait indiqué Kenyon au moment de conclure le départ de Veron. « Chelsea a redynamisé le marché des transferts, et ce qu’ils font montre qu’ils seront de plus en plus forts », s’était-il réjoui dans des propos révélateurs après coup.
Soutenu par un patron qui a déjà injecté plus de 150 millions d’euros dans le club, Kenyon, qui double son salaire au passage, connaît sa tâche : « Il devra vendre le club et la marque Chelsea sur les marchés existants et émergents, notamment en Russie, explique Colin Hutchinson, ancien DG de Chelsea. Ainsi Abramovitch pourra-t-il espérer un bon retour sur investissements. »
Mais la priorité de « Chelski », qui a recruté dix joueurs à l’intersaison, dont le Français Claude Makelele (Real Madrid), le Roumain Adrian Mutu (Parme) et l’Argentin Hernan Crespo (Inter Milan), sera bien de concurrencer Manchester United, champion d’Angleterre en titre, sur le terrain, ce qui est une autre histoire.
Manchester United, pourtant l’un des clubs de football les plus riches au monde, est victime depuis cet été d’une « OPA » (offre publique d’achat) sur ses meilleurs éléments, menée notamment par le nouveau propriétaire de Chelsea, le milliardaire russe Roman Abramovitch, qui vient de débaucher son directeur général, Peter Kenyon.Première défection de l’été : David Beckham. L’emblématique capitaine de l’équipe d’Angleterre, icône sur laquelle MU avait construit une bonne partie de sa richesse et de sa notoriété, quittait son club de toujours pour le Real Madrid et pour 26 millions d’euros.MU perdait ensuite son coach assistant, le Portugais Carlos Queiroz, débauché par... le Real Madrid et nommé entraîneur madrilène à la place de Vincente Del Bosque. Le dernier départ de marque était celui de...