Trois matches, autant de victoires dont une significative contre la Slovénie (88-82), les coéquipiers du champion NBA Tony Parker ont engrangé un important capital confiance, dans la suite logique d’une préparation quasi parfaite marquée par neuf victoires en onze matches.
Deuxième meilleure attaque (90,33 points de moyenne) derrière la Lituanie et deuxième défense (70 points de moyenne encaissés) derrière l’Espagne, la France est apparue comme l’équipe la plus complète du premier tour.
Et ce malgré l’absence d’un gros marqueur comme l’Espagnol Pau Gasol ou le Russe Andrei Kirilenko, qui ont effectué des débuts remarqués dans cet Euro.
Plutôt que de miser sur un bras vedette, la France a joué la carte de la pluralité et a pu compter sur presque tout l’ensemble de son banc. À chaque match son ou ses hommes forts, même si quelques constantes ont pu être notées chez Tony Parker, Tariq Abdul-Wahad, Moustapha Sonko et Laurent Foirest.
Avec 15,7 points, Foirest est crédité de la meilleure moyenne française, juste devant Sonko (14,3 pts), Abdul-Wahad et Parker (14 pts).
Les paniers à trois points de Foirest, et en général des marqueurs extérieurs, ont souvent pallié le manque d’efficacité constaté dans la raquette.
L’intérieur Jérôme Moîso, à son avantage le premier jour contre la Bosnie-Herzégovine, a été particulièrement montré du doigt après deux prestations moyennes et beaucoup de nervosité affichées contre l’Italie et la Slovénie.
« Il faut qu’on arrive à récupérer Moîso. Je l’ai dit depuis le début, Jérôme est un joueur qui n’a pas beaucoup de pratique, qui peut-être pour le moment ne sait pas faire la part des choses entre les matches avec et les matches sans », a suggéré le sélectionneur Alain Weisz.
« Un joueur peut très bien être utile à une équipe sans faire des choses exceptionnelles en attaque, a poursuivi le sélectionneur. En préparation, il a fait dix points de moyenne. Ce n’est pas extraordinaire, mais par contre, au niveau du rebond et du contre, il faut qu’il soit là. C’est un point très important pour l’équipe. »
Performants et rapides dans le jeu de transition, les Français ont aussi mis en place une défense individuelle très active qui a particulièrement fonctionné face aux Italiens.
Qu’il soit russe ou croate, les Bleus devront se méfier en quart de finale de leur adversaire, qui aura de toute manière le désavantage d’avoir disputé une rencontre supplémentaire.
Pour contrer le redoutable Kirilenko (25,6 points de moyenne par match), reconnu comme « une grosse pointure » par Alain Weisz, la défense, individuelle ou de zone, devra être particulièrement mobilisée.
S’il s’agit de la Croatie, elle devrait se montrer particulièrement revancharde après avoir été battue deux fois par les Français en préparation. La seconde à Brunswick (Allemagne) avait exigé des prolongations disputées.


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