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Moto - Grand Prix du Portugal Rossi au-dessus du lot (photo)

L’Italien Valentino Rossi (Honda) a retrouvé le brio de ses plus belles heures pour s’adjuger hier la course des MotoGP du Grand Prix du Portugal, onzième des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003, disputée sur l’Automotodrome Fernanda Pires da Silva, à Estoril, près de Lisbonne.
La course prenait un tour classique quand Rossi dépassait son éternel rival, le Romain Max Biaggi (Honda, 2e), en tête pendant les 13 premiers des 28 tours. Au début de la 14e boucle, le quadruple champion du monde, bien calé dans la roue du Romain, le débordait au freinage en bout de la ligne droite des stands.
Son attaque se révélait définitive. Menant un train d’enfer, le jeune prodige augmentait ensuite régulièrement son avance, qu’il portait à plus de trois secondes et demie avant de se relever dans le tout dernier tour pour savourer son passage en vainqueur devant le drapeau à damiers. Biaggi, armé d’une hargne désespérée, finissait la course en solitaire, mais au deuxième rang.
Derrière ces deux solistes, l’Espagnol Sete Gibernau (Honda, 4e) et l’Italien Loris Capirossi (Ducati, 3e) se livraient un chassé-croisé qui semblait virer à l’avantage de l’Ibère. C’était compter sans la détermination de « CapiRex », qui n’accordait jamais plus de sept dixièmes de handicap à son adversaire, lui réservant un tour à sa façon.
Il le lui jouait dans le tout dernier tour, le débordant au freinage. Gibernau lui répondait deux virages plus loin mais ne pouvait sortir le pilote Ducati de sa roue. Ce dernier prenait l’aspiration jusqu’à l’ultime seconde, ne s’écartant qu’à quelques dizaines de mètres de l’arrivée pour s’emparer de la troisième place.
Honda et Ducati prenaient les six premières places. Le jeune Italien Marco Melandri (7e) se montrait le plus performant des pilotes Yamaha, qu’on attendait en meilleure position après les promesses des essais. Le Français Olivier Jacque (Yamaha) se classait 13e.

Elias sans rival à Estoril
En 250 cc, l’Espagnol Toni Elias (Aprilia) a remporté sans véritable résistance la course.
Ce week-end a été finalement très favorable au pilote Repsol Movistar en dépit d’une chute, samedi matin, aux essais libres. Cet incident l’avait laissé quelque peu groggy et, tandis que ses adversaires disputaient la deuxième séance qualificative, l’après-midi il passait des examens de contrôle dans un hôpital de Lisbonne.
Son état n’était pas si grave et, par miracle, il conservait la position de pointe acquise dès vendredi lors des premières qualifications. Personne, en effet, n’a été capable de faire mieux samedi. Elias parti en tête a cédé le commandement à l’Argentin Sebastian Porto (Honda) du 4e au 7e des 26 tours, puis à de Puniet lors des 8e et 9e boucles. L’Espagnol a finalement repris la direction des opérations peu avant le 10e passage sur la ligne d’arrivée.
Il a alors fortement augmenté la cadence et lâché progressivement ses adversaires. Derrière, le Saint-Marinais Manuel Poggiali (Aprilia) était à la lutte avec Porto et l’Italien Roberto Rolfo (Honda), tandis que de Puniet pointait à environ une seconde du trio, handicapé par des problèmes de freins.
Mais dans le dernier tour, Porto chutait derrière Poggiali, Rolfo devait s’écarter et de Puniet en profitait pour s’engouffrer et assurer la troisième place. Ces positions conduisent à un resserrement du championnat du monde où cinq pilotes sont en course pour le titre.
Sylvain Guintoli (Aprilia) a pris la 7e place, Eric Bataille (Honda) la 12e et Erwan Nigon (Aprilia) la 16e. Hugo Marchand, qui avait pris un très bon départ, a abandonné sur ennuis mécaniques au 12e tour.
L’Italien Valentino Rossi (Honda) a retrouvé le brio de ses plus belles heures pour s’adjuger hier la course des MotoGP du Grand Prix du Portugal, onzième des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003, disputée sur l’Automotodrome Fernanda Pires da Silva, à Estoril, près de Lisbonne.La course prenait un tour classique quand Rossi dépassait son éternel rival, le Romain Max Biaggi (Honda, 2e), en tête pendant les 13 premiers des 28 tours. Au début de la 14e boucle, le quadruple champion du monde, bien calé dans la roue du Romain, le débordait au freinage en bout de la ligne droite des stands.Son attaque se révélait définitive. Menant un train d’enfer, le jeune prodige augmentait ensuite régulièrement son avance, qu’il portait à plus de trois secondes et demie avant de se relever dans le tout...