Les Italiens grâce à cette victoire, occupent désormais la première place du groupe devant les Gallois, avec un point d’avance. Et s’ils continuent sur leur lancée, la qualification ne devrait pas leur échapper.
Ils pourraient même obtenir leur billet mercredi à Belgrade à la faveur d’un succès sur la Serbie-et-Monténégro, et d’un échec du pays de Galles face à la Finlande.
La squadra azzurra qui restait sur une belle série de résultats positifs – 8 matchs sans défaite – a fait forte impression samedi. L’humiliation du Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon, avec une sortie sans gloire face à la Corée du Sud (2-1, but en or), en 8e de finale, semble désormais digérée.
Une nouvelle ère s’ouvre pour l’équipe italienne revenue à son meilleur niveau et qui dispose de joueurs de talent.
Inzaghi le canonnier
Après une première période en demi-teinte, l’Italie conquérante et brillante a donné après le repos une leçon de football à une formation galloise courageuse mais complètement dépassée.
« Nous devions gagner ce match et nous l’avons fait, nous avons surtout joué une grande seconde mi-temps », a commenté le sélectionneur italien Giovanni Trapattoni.
Solide derrière, autour de l’inamovible charnière Nesta-Cannavaro, l’équipe a produit, en dépit de l’absence de son meneur Francesco Totti, un volume de jeu impressionnant, et s’est créée de nombreuses occasions de but. L’Italie a surtout retrouvé un Filippo Inzaghi efficace avec trois buts.
Retenu pour pallier le forfait de Totti, Inzaghi, discuté ces derniers mois, notamment au sein de son équipe du Milan AC, a magistralement confirmé la confiance placée en lui par le sélectionneur national.
Sur tous les coups, vif, opportuniste, particulièrement inspiré et adroit devant le but, Inzaghi a réalisé un grand match.
Il est le symbole d’une sélection italienne sur la voie du renouveau et dont on devrait reparler dans les prochains mois.


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