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Basket-ball Tony Parker, le capitaine flamme de l’équipe de France

Tout droit venu des plus hautes sphères de la galaxie NBA, le meneur de jeu Tony Parker s’apprête à diriger le vaisseau France vers l’Euro 2003, à partir de demain en Suède, un tournoi qui accordera aux meilleurs le droit de goûter la chaleur de la flamme olympique.
Les jambes rapides comme un rayon laser, élégante comète lorsqu’il s’agit de se glisser entre les défenseurs, Tony Parker, premier Français à avoir décroché le titre du puissant championnat nord-américain avec les San Antonio Spurs en juin 2003, a pris en main le jeu tricolore.
Un capitaine de 21 ans tout feu tout flamme dont le prestige procure une envergure particulière à l’ensemble de la sélection à l’heure de l’Euro.
« Tony est un leader naturel, comme dans toutes les équipes où il est passé. Le titre de champion NBA contribue à lui donner tout le charisme nécessaire, il l’embellit encore. C’est un capitaine très jeune mais cette génération n’attend pas d’avoir des titres pour s’exprimer. Être champion de NBA est une référence », estime le sélectionneur français Alain Weisz.
« Je connais tout le monde dans cette équipe. Il n’y a que l’été 2002 où je n’ai rien fait avec l’équipe de France sinon, j’étais là tous les étés depuis mes 14 ans, se justifie presque T.P. lorsqu’on évoque son brassard. Il faut montrer qu’on est fiers d’être Français. Ce n’est pas parce que je suis aux États-Unis que je ne dois pas revenir en équipe de France. »

« Bjorn Borg » français
« Être capitaine à 21 ans est un plaisir et un honneur, je ne dois pas prendre ça à la légère. Mais capitaine ou pas, je parlerai toujours sur le terrain. Je crie juste quand il faut et je dois donner le bon exemple », souligne-t-il.
Le football français a son Zidane, le basket-ball s’est lui aussi trouvé son idole internationale, le gamin né à Bruges (Belgique) s’étant mué en véritable phénomène de foule.
Son immense popularité a obligé les responsables de la fédération à redoubler de vigilance en matière de sécurité. Si, comme il fallait s’y attendre, les adversaires rencontrés pendant la préparation lui ont collé tout particulièrement aux baskets, ses fans tentent d’en faire de même dès le coup de sifflet final. Une situation qui pourrait bien se reproduire même à Lulea, à une centaine de kilomètres du cercle polaire.
« Il est connu en Suède comme nous connaissions Bjorn Borg. Plus qu’un champion français, c’est un champion international. C’est normal vu ce qu’il a vécu à San Antonio », estime Alain Weisz.
« Mais il ne faut pas qu’il écrase les autres médiatiquement, prévient le sélectionneur. C’est important pour tout le monde, y compris ses partenaires. Il sait que la réussite de l’équipe de France repose sur une concentration collective. »
Sportivement, T.P. a déjà justifié sa confiance en contribuant largement aux neuf victoires obtenues lors des onze matches de préparation. Mais tout champion NBA qu’il est, le capitaine Parker ne veut pas devenir une étoile filante.
« En équipe A, je n’ai pas encore prouvé sur une longue durée, concède-t-il. Je suis sorti frustré du championnat d’Europe en Turquie (où la France a terminé 6e). Je pensais que j’aurais pu aider l’équipe à cette époque mais on ne me faisait pas assez confiance. J’étais déçu car on a loupé de beaux championnats du monde à Indianapolis. Il ne faut pas faire la même erreur. »
Tout droit venu des plus hautes sphères de la galaxie NBA, le meneur de jeu Tony Parker s’apprête à diriger le vaisseau France vers l’Euro 2003, à partir de demain en Suède, un tournoi qui accordera aux meilleurs le droit de goûter la chaleur de la flamme olympique.Les jambes rapides comme un rayon laser, élégante comète lorsqu’il s’agit de se glisser entre les défenseurs, Tony Parker, premier Français à avoir décroché le titre du puissant championnat nord-américain avec les San Antonio Spurs en juin 2003, a pris en main le jeu tricolore.Un capitaine de 21 ans tout feu tout flamme dont le prestige procure une envergure particulière à l’ensemble de la sélection à l’heure de l’Euro.« Tony est un leader naturel, comme dans toutes les équipes où il est passé. Le titre de champion NBA contribue à lui...