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Les organisations internationales réduisent sérieusement leur voilure

L’Onu, le CICR et d’autres autres organisations humanitaires internationales réduisent sérieusement la présence de leurs expatriés en Irak, en raison de la situation chaotique qui règne dans le pays.
Selon un responsable de l’Onu, « une équipe très limitée d’une dizaine de personnes devrait rester en Irak mais le reste commencera à partir dès lundi ».
« Il s’agira surtout des personnes qui s’occupent du programme “pétrole contre nourriture” mais ceux des différentes agences sont sur le point de partir en laissant sur place les employés irakiens », a-t-il souligné.
Le programme « pétrole contre nourriture », qui consiste depuis 1996 à distribuer notamment des rations mensuelles à la population, doit être transféré en novembre à la coalition par l’Onu.
La porte-parole des Nations unies à Bagdad, Véronique Taveau, avait affirmé samedi que l’Onu envisageait une « réduction sérieuse » de ses effectifs expatriés en Irak à la suite des difficultés que l’organisation rencontre pour effectuer son travail.
« Nous envisageons une réduction sérieuse des effectifs de l’Onu car nous avons des missions à accomplir et les difficultés rencontrées ne nous permettent pas de les mener correctement », a-t-elle indiqué en refusant de donner de chiffres sur cette réduction.
« Nous continuons à réfléchir et rien n’est encore décidé définitivement », a-t-elle souligné.
Les réductions devraient toucher, outre Bagdad, les centres de Mossoul et Erbil au nord, de Bassorah au sud et de Hilla, dans le centre du pays.
Le nombre d’employés de l’Onu à Bagdad s’est considérablement réduit depuis l’attentat du 19 août. Il ne reste que 400 Irakiens et 150 expatriés environ, selon Mme Taveau.
Pour sa part, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a décidé de réduire de moitié son personnel expatrié et ses activités à la suite d’une série de mises en garde le présentant comme une cible probable.
« Nous avons reçu plusieurs avertissements disant que nous sommes une cible probable et nous avons décidé à contrecœur de ne garder qu’une cinquantaine d’expatriés en Irak et 700 employés locaux », a affirmé hier sa porte-parole dans la capitale irakienne, Nada Doumani.
« Le personnel va être redéployé dans le Nord et dans les pays avoisinants », a-t-elle précisé. Avant l’assassinat le 22 juillet, près de Hilla, au sud de Bagdad, d’un expatrié sri-lankais du CICR, l’organisation affirmait avoir au total en Irak 850 employés, étrangers et locaux.
« Nous sommes empêchés de travailler dans les conditions actuelles. Nous ne pouvons pas protéger une population si nous ne sommes pas nous-mêmes en sécurité », a-t-elle souligné, précisant que toutes les activités allaient être réduites alors que « la population a énormément besoin de nous ».
Par ailleurs, de nombreuses organisations non gouvernementales, qui étaient venues en masse après la guerre en Irak, sont reparties ou ont drastiquement réduit leurs effectifs, en raison soit d’incidents locaux, soit à cause de la situation dans le pays.
L’Onu, le CICR et d’autres autres organisations humanitaires internationales réduisent sérieusement la présence de leurs expatriés en Irak, en raison de la situation chaotique qui règne dans le pays.Selon un responsable de l’Onu, « une équipe très limitée d’une dizaine de personnes devrait rester en Irak mais le reste commencera à partir dès lundi ».« Il s’agira surtout des personnes qui s’occupent du programme “pétrole contre nourriture” mais ceux des différentes agences sont sur le point de partir en laissant sur place les employés irakiens », a-t-il souligné.Le programme « pétrole contre nourriture », qui consiste depuis 1996 à distribuer notamment des rations mensuelles à la population, doit être transféré en novembre à la coalition par l’Onu.La porte-parole des Nations unies à Bagdad,...