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Actualités

Les islamistes opposent une fin de non-recevoir à Abou Mazen

En perpétrant samedi soir et dimanche matin trois attentats-suicide, les groupes armés palestiniens ont ignoré et défié le Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), qui veut les convaincre d’observer une trêve.
Aucun de ces trois attentats, dont l’un a eu lieu dans l’enclave juive de Hébron (Cisjordanie) et les deux autres à Jérusalem, n’avait été revendiqué dimanche soir, mais le Hamas et le Jihad islamique, les deux principaux mouvements intégristes palestiniens, constituaient les principaux suspects.
Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a d’ailleurs immédiatement attribué au Hamas l’attentat de Hébron, qui a coûté la vie à deux colons.
Pour ce qui est de l’attentat contre un bus qui a fait sept morts dimanche matin à Jérusalem, la famille d’un jeune Palestinien de Hébron, connu pour être un proche du Hamas, a pris le deuil dès l’annonce de l’attaque. Un second attentat suicide à Jérusalem n’a pas fait de victime.
Les responsables de ces attentats ont, en tout cas, prouvé une fois de plus que la reprise du processus des négociations serait toujours l’otage des extrémistes.
Sans pour autant revendiquer ces attentats, l’un des leaders du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, les a justifiés en expliquant qu’ils constituaient une riposte à « l’occupation israélienne » des Territoires et en avertissant que « la résistance de notre peuple (allait) continuer ».
La « feuille de route », le dernier plan de paix international, présentée le 30 avril, stipule que les forces de sécurité palestiniennes doivent agir contre « tous ceux qui sont impliqués dans le terrorisme », afin de « démanteler les infrastructures terroristes ».
Dans son discours d’investiture devant le Parlement palestinien, le 29 avril, M. Abbas, qui est opposé à la « militarisation de l’intifada », avait fait part de son intention de confisquer les armes illégales, autrement dit de désarmer les branches militaires des différentes factions palestiniennes.
Mais selon des sources aussi bien israéliennes que palestiniennes, le nouveau Premier ministre, qui souhaite éviter une confrontation avec ces mouvements, a en fait opté pour le dialogue, dans l’espoir de les convaincre de suspendre au moins momentanément les attaques suicide en Israël.
Des discussions en ce sens parrainées par le gouvernement égyptien à la fin de l’an dernier n’avaient abouti à rien.
Dans une récente interview à l’AFP, M. Rantissi avait assuré que le Hamas était prêt à envisager une suspension des attentats suicide en Israël si les Israéliens cessaient leurs opérations dans les Territoires.
« S’ils stoppent toute forme d’agression contre nos civils, alors nous cesserons d’attaquer ou de viser ce qu’ils appellent des civils », affirmait-il.
Une telle hypothèse lui semblait toutefois exclue, les Israéliens n’ayant aucune intention, à l’en croire, de suspendre leurs opérations militaires.
Tout comme le principal dirigeant du Jihad islamique dans la bande de Gaza, Mohammed al-Hindi, M. Rantissi se disait donc persuadé que la poursuite de la « résistance », c’est-à-dire des attaques anti-israéliennes, ne conduirait pas à un conflit ouvert avec Abou Mazen.
« Je crois que les circonstances ne se prêtent pas à ce que quelqu’un – Abou Mazen ou un autre – agisse pour essayer de stopper l’intifada, parce que les Israéliens eux-mêmes ne sont pas sérieux à propos de la “feuille de route” », affirmait-il.
Concrètement, les groupes armés palestiniens ne voient pas comment, politiquement, M. Abbas pourrait s’en prendre à eux alors que l’armée israélienne poursuit ses actions.
Elle opère ainsi depuis jeudi dans le secteur de Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza), pour tenter de mettre fin aux tirs de roquettes artisanales contre la ville israélienne de Sderot (sud d’Israël).
En l’absence de toute action de la part de M. Abbas, il faut donc s’attendre à une intensification des opérations israéliennes contre ces groupes.

Arrestation d’un nouveau responsable du Mouvement islamique en Israël
La police a arrêté hier un responsable du Mouvement islamique en Israël dans le cadre d’une enquête contre ce parti soupçonné d’avoir transféré des fonds à des institutions caritatives palestiniennes liées au groupe radical Hamas, selon une source policière.
Souleimane Aghbariyeh, le maire de la ville arabe israélienne d’Umm el-Fahm, au nord-est de Tel-Aviv, a affirmé à la radio qu’il était victime d’une « persécution religieuse et politique », lors de la prolongation de sa garde à vue devant le tribunal de Tel-Aviv, quelques heures après son arrestation. Onze autres membres du Mouvement islamique, parmi lesquels son chef et ex-maire d’Umm el-Fahm, Raëd Salah, sont sous les verrous.
Les suspects sont accusés d’avoir fourni des aides aux familles de prisonniers palestiniens et d’auteurs d’attentats-suicide en Israël par le biais d’une association caritative, l’Institut pour l’aide humanitaire. Ils ne sont toutefois pas accusés d’avoir donné de l’argent à l’aile militaire du Hamas, selon la source policière israélienne.
Plus de 7 000 Arabes israéliens ont manifesté samedi dans le calme à Umm el-Fahm pour protester contre ces arrestations.
Le Mouvement islamique, fondé dans les années 1970, est représenté par deux députés au Parlement israélien et contrôle cinq municipalités. Il est partagé entre deux tendances: un courant radical, dirigé par Raëd Salah, qui boycotte les législatives en Israël, et un courant modéré dirigé par Abdallah Nimer Darwishe, fondateur du mouvement.
Abbas accepte la démission de Erakat
Le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas a accepté samedi la démission de son ministre chargé des négociations, Saëb Erakat, a indiqué le ministre de l’Information Nabil Amr. « M. Abbas a accepté cette démission durant la réunion de son cabinet à Gaza », a-t-il indiqué aux journalistes, à l’issue du premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement.
M. Erakat avait provoqué vendredi une première crise au sein du cabinet de Mahmoud Abbas en annonçant sa démission, à la veille d’un sommet entre le Premier ministre palestinien et son homologue israélien Ariel Sharon. M. Erakat n’avait pas fourni d’explication mais avait indiqué aux journalistes avoir présenté sa démission deux jours auparavant. Un haut responsable palestinien avait indiqué sous le couvert de l’anonymat que le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat avait « repoussé cette démission et demandé à M. Erakat de revenir sur sa décision ».
Moscou dénonce des « extrémistes
palestiniens » dans « une chaîne
mondiale de la terreur »
La Russie a affirmé dimanche que les derniers attentats suicide en Israël démontraient l’existence d’une « chaîne » mondiale du terrorisme, dont font partie certains « extrémistes palestiniens ».
« Il devient parfaitement clair que les derniers actes terroristes sont un maillon dans une chaîne d’actes de terreur commis à travers le monde par des organisations terroristes qui incluent, pour partie, les extrémistes palestiniens », a estimé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le texte demande par ailleurs aux Premier ministres palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et israélien Ariel Sharon de se tenir à la « feuille de route », un plan de paix international dont la Russie est un des parrains avec l’Onu, l’Union européenne et les États-Unis.
En perpétrant samedi soir et dimanche matin trois attentats-suicide, les groupes armés palestiniens ont ignoré et défié le Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), qui veut les convaincre d’observer une trêve.Aucun de ces trois attentats, dont l’un a eu lieu dans l’enclave juive de Hébron (Cisjordanie) et les deux autres à Jérusalem, n’avait été revendiqué dimanche soir, mais le Hamas et le Jihad islamique, les deux principaux mouvements intégristes palestiniens, constituaient les principaux suspects.Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a d’ailleurs immédiatement attribué au Hamas l’attentat de Hébron, qui a coûté la vie à deux colons.Pour ce qui est de l’attentat contre un bus qui a fait sept morts dimanche matin à Jérusalem, la famille d’un jeune Palestinien de Hébron,...