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Jean-Louis Campora, un parrain du football français

La relégation de l’AS Monaco en deuxième division constitue un véritable camouflet pour son président Jean-Louis Campora, personnage incontournable de la vie politique et sociale en principauté depuis 30 ans et considéré comme « un parrain du football français ».
Souvent présenté comme « le prince bis de Monaco », le docteur Campora, toujours tiré à quatre épingles et dont les adversaires raillent le ton hautain mais redoutent le regard dur, a longtemps été aussi influent sur le Rocher que dans le monde du football. Pourtant, son revers d’hier avait été précédé par une défaite politique, « l’un expliquant sans doute l’autre », analysent immédiatement ses rivaux dans le monde du ballon rond.
En février dernier en effet, M. Campora, âgé de 64 ans, n’avait pas été réélu au Conseil national (Parlement), où il siégeait depuis 1973 et dont il détenait la présidence depuis dix ans. Pire, il avait vu ravalée au rang de simple spectatrice sa formation politique, l’Union nationale et démocratique (UND), qui détenait sans partage le pouvoir depuis quarante ans. Il reste cependant chef du département de médecine interne à l’hôpital Princesse-Grace, dont sa sœur, ancienne maire de Monaco, est la présidente. Avant ce revers politique, M. Campora avait déjà été désavoué dans sa gestion de l’AS Monaco. En décembre 2002, le prince Rainier avait opposé un veto à la prise de contrôle du club par le groupe Fedcom Invest, le candidat de Campora.
Sur le plan sportif, le docteur Campora est le président de l’AS Monaco depuis la saison 1976-1977. Il siège également au Conseil d’administration de la Ligue de football professionnel (LFP) depuis 1978, et son influence n’a cessé de grandir au cours des années 90 où son nom avait même été évoqué pour remplacer Jean Sadoul après son décès. Mais le président de l’ASM, qui cultive la discrétion, avait préféré soutenir la candidature de Noël Le Graët dont il devait rester le bras droit pendant neuf ans, avant de rejoindre l’opposition. Principal responsable du mouvement des « rénovateurs », au même titre que le président de Lyon, Jean-Michel Aulas, il a fait tomber son ancien protégé en 2000 pour devenir vice-président de la Ligue et installer à la présidence le polémique Gérard Bourgoin, qui connaît actuellement des démêlés judiciaires.
« Il inspire le respect au travers des performances de son club, de sa longévité et de l’efficacité de sa politique. C’est un homme droit, jamais pris en défaut », disait encore de lui M. Aulas au début de l’année en évoquant les cinq titres de champion de Monaco sous sa présidence. « C’est un bilan exceptionnel et une intelligence supérieure », ajoutait le patron des champions de France. Cela avait notamment permis à l’AS Monaco de sortir indemne de l’affaire des faux passeports (affaire Contreras). Mais alors, se demandent aujourd’hui ses amis, pourquoi M. Campora affichait-il une telle sérénité ces derniers jours au sortir de l’audition devant la DNCG ?
La relégation de l’AS Monaco en deuxième division constitue un véritable camouflet pour son président Jean-Louis Campora, personnage incontournable de la vie politique et sociale en principauté depuis 30 ans et considéré comme « un parrain du football français ».Souvent présenté comme « le prince bis de Monaco », le docteur Campora, toujours tiré à quatre épingles et dont les adversaires raillent le ton hautain mais redoutent le regard dur, a longtemps été aussi influent sur le Rocher que dans le monde du football. Pourtant, son revers d’hier avait été précédé par une défaite politique, « l’un expliquant sans doute l’autre », analysent immédiatement ses rivaux dans le monde du ballon rond.En février dernier en effet, M. Campora, âgé de 64 ans, n’avait pas été réélu au Conseil national...