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Monaco, plombé par ses finances malgré une belle saison(photo)

La relégation de Monaco en deuxième division, décidée par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), ne remet pas en cause sa participation à la Ligue des champions mais elle met en évidence les dérives financières de son président Jean-Louis Campora. Le club de la principauté, vice-champion de France 2002-03 et vainqueur de la Coupe de la Ligue, a annoncé qu’il ferait appel de cette décision de la DNCG dont elle ne « partage pas les conclusions ». Pourtant, son passif s’élève officiellement à 53 millions d’euros. Des sources proches du club l’estiment même à 80 millions d’euros. Pour repartir dans l’élite, le club n’aurait pas à épurer radicalement ce passif. Il peut présenter un plan de redressement crédible. Son plus gros créancier demeure la Compagnie monégasque de banque (CMB), véritable partenaire financier. Cette société n’a aucun intérêt à voir le club rétrogradé. Dans les milieux proches du club, il se dit qu’un apport d’environ 30 millions d’euros serait suffisant. Pourtant, le dossier présenté le 21 mai devant la DNCG ne présentait aucune garantie tangible. De plus, le train de vie du club reste coûteux. Ainsi, la prime de victoire en Coupe de la Ligue a été de 38 112 euros pour chaque joueur (soit 0,61 millions d’euros, sans compter Didier Deschamps et l’encadrement). Le prince Albert, peu enclin à voir Jean-Louis Campora poursuivre son œuvre, suit le dossier au quotidien par l’intermédiaire de Franck Biancheri, membre du gouvernement délégué aux Finances.
Si le palais ne souhaite pas s’exprimer, Albert s’était déclaré « confiant » au lendemain de la défaite à Guingamp. Après l’échec de la politique de M. Campora, il semble avoir les mains libres pour, en dernier recours, dicter ses prérogatives. Cette hypothèse rassure. « On s’attendait tous à la relégation, explique le défenseur Sébastien Squillaci. Je ne me faisais pas d’illusion mais il n’y a pas de quoi s’affoler. Il y aura une réaction. On a fait notre boulot sur le terrain, aux décideurs de faire ce qu’il faut. » Son coéquipier Éric Cubilier estime que la sanction « nous pendait au nez. Mais, après ses déclarations, je fais confiance au prince. » Plus circonspect, le meilleur buteur du championnat, Shabani Nonda, « ne croit pas à la D2. On verra après l’appel mais je me pose des questions ». Sans certitudes rapides, les joueurs vedettes demanderont à être transférés rapidement. Plus habitué aux soubresauts de la vie sur le Rocher, le directeur sportif du club, Henri Biancheri (70 ans) de nationalité monégasque depuis douze ans, poursuit : « Je ne suis pas inquiet. Si on en est là, c’est de notre faute. Mais la situation est similaire à celle de Nice la saison dernière. » Rétrogradé en troisième division alors qu’il était promu en D1, Nice avait fait appel avec succès devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Mais si, en cas de rétrogradation confirmée en appel, Monaco veut se tourner vers une institution, le CNOSF n’a pas les compétences nécessaires. État indépendant, Monaco possède, en effet, son propre comité national olympique.
La relégation de Monaco en deuxième division, décidée par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), ne remet pas en cause sa participation à la Ligue des champions mais elle met en évidence les dérives financières de son président Jean-Louis Campora. Le club de la principauté, vice-champion de France 2002-03 et vainqueur de la Coupe de la Ligue, a annoncé qu’il ferait appel de cette décision de la DNCG dont elle ne « partage pas les conclusions ». Pourtant, son passif s’élève officiellement à 53 millions d’euros. Des sources proches du club l’estiment même à 80 millions d’euros. Pour repartir dans l’élite, le club n’aurait pas à épurer radicalement ce passif. Il peut présenter un plan de redressement crédible. Son plus gros créancier demeure la Compagnie monégasque de banque (CMB),...