Si le palais ne souhaite pas s’exprimer, Albert s’était déclaré « confiant » au lendemain de la défaite à Guingamp. Après l’échec de la politique de M. Campora, il semble avoir les mains libres pour, en dernier recours, dicter ses prérogatives. Cette hypothèse rassure. « On s’attendait tous à la relégation, explique le défenseur Sébastien Squillaci. Je ne me faisais pas d’illusion mais il n’y a pas de quoi s’affoler. Il y aura une réaction. On a fait notre boulot sur le terrain, aux décideurs de faire ce qu’il faut. » Son coéquipier Éric Cubilier estime que la sanction « nous pendait au nez. Mais, après ses déclarations, je fais confiance au prince. » Plus circonspect, le meilleur buteur du championnat, Shabani Nonda, « ne croit pas à la D2. On verra après l’appel mais je me pose des questions ». Sans certitudes rapides, les joueurs vedettes demanderont à être transférés rapidement. Plus habitué aux soubresauts de la vie sur le Rocher, le directeur sportif du club, Henri Biancheri (70 ans) de nationalité monégasque depuis douze ans, poursuit : « Je ne suis pas inquiet. Si on en est là, c’est de notre faute. Mais la situation est similaire à celle de Nice la saison dernière. » Rétrogradé en troisième division alors qu’il était promu en D1, Nice avait fait appel avec succès devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Mais si, en cas de rétrogradation confirmée en appel, Monaco veut se tourner vers une institution, le CNOSF n’a pas les compétences nécessaires. État indépendant, Monaco possède, en effet, son propre comité national olympique.
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Monaco, plombé par ses finances malgré une belle saison(photo)
le 30 mai 2003 à 00h00
Si le palais ne souhaite pas s’exprimer, Albert s’était déclaré « confiant » au lendemain de la défaite à Guingamp. Après l’échec de la politique de M. Campora, il semble avoir les mains libres pour, en dernier recours, dicter ses prérogatives. Cette hypothèse rassure. « On s’attendait tous à la relégation, explique le défenseur Sébastien Squillaci. Je ne me faisais pas d’illusion mais il n’y a pas de quoi s’affoler. Il y aura une réaction. On a fait notre boulot sur le terrain, aux décideurs de faire ce qu’il faut. » Son coéquipier Éric Cubilier estime que la sanction « nous pendait au nez. Mais, après ses déclarations, je fais confiance au prince. » Plus circonspect, le meilleur buteur du championnat, Shabani Nonda, « ne croit pas à la D2. On verra après l’appel mais je me pose des questions ». Sans certitudes rapides, les joueurs vedettes demanderont à être transférés rapidement. Plus habitué aux soubresauts de la vie sur le Rocher, le directeur sportif du club, Henri Biancheri (70 ans) de nationalité monégasque depuis douze ans, poursuit : « Je ne suis pas inquiet. Si on en est là, c’est de notre faute. Mais la situation est similaire à celle de Nice la saison dernière. » Rétrogradé en troisième division alors qu’il était promu en D1, Nice avait fait appel avec succès devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Mais si, en cas de rétrogradation confirmée en appel, Monaco veut se tourner vers une institution, le CNOSF n’a pas les compétences nécessaires. État indépendant, Monaco possède, en effet, son propre comité national olympique.


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