Les responsables sanitaires canadiens ont annoncé dimanche 3 nouveaux décès dus au SRAS, portant le bilan de l’épidémie à 27 décès, tandis que 8 nouveaux cas probables ont été identifiés, 8 autres malades sont en cours d’examen et plus de 800 personnes ont été placées en isolement.
Pays le plus touché hors d’Asie, le Canada se croyait presque tiré d’affaire : depuis plus d’un mois, aucun nouveau cas ne s’était déclaré et le nombre de malades diminuait régulièrement.
En Chine, pays le plus touché par l’épidémie, le ministère de la Santé a annoncé hier 8 cas nouveaux seulement, le chiffre le moins élevé depuis plus d’un mois, ainsi que deux décès.
Cinq de ces cas ainsi qu’un décès ont été rapportés à Pékin. Le nombre total de cas confirmés de pneumonie atypique en Chine continentale s’élève à 5 316 dont 317 sont décédés, tandis que les chiffres cumulés des cas suspects atteignent les 1 510. Au total il y a 2 170 malades atteints du SRAS dans les hôpitaux chinois.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affiché sa prudence hier face à la baisse du nombre de cas rapportés en Chine, tout en la jugeant « très rassurante ».
La maladie « est toujours active de manière sous-jacente. Il n’y a pas moyen de savoir quand elle va se manifester à nouveau ».
À Taïwan, 15 nouveaux cas de pneumonie atypique ont été signalés hier par les autorités sanitaires, ce qui porte le nombre cumulé de contaminations à 585. Aucun décès n’étant annoncé, le nombre de morts reste à 72.
À Hong Kong, la situation semble s’acheminer également vers la normale : une seule contamination supplémentaire sur une infirmière a été signalée tandis qu’un malade est décédé, ont annoncé les autorités sanitaires. Le bilan cumulé du SRAS à Hong Kong est désormais de 267 morts sur un total de 1 726 contaminations.
À Singapour, où l’épidémie a tué 31 des 206 personnes contaminées, les autorités soulignent la nécessité d’un ensemble de stimulations pour relancer la vie économique de la ville-État sinistrée par l’épidémie.

