L’homme de la préhistoire est loin d’être le rustre sauvage et inculte que beaucoup s’imaginent. Il savait faire montre de créativité. À une époque où feuille et encre n’existaient pas, l’homme a su faire usage de la roche pour témoigner de son existence et raconter en images la saga de sa destinée. Preuve en est, en plus des grottes de Lascaux et de Chauvet en France – connues depuis des décennies –, la découverte récente de cavernes renfermant des peintures rupestres en Australie et en Inde.
La grotte australienne (photo de gauche), estimée vieille de quelque 4 000 ans et fréquentée par les Aborigènes (habitants originels de l’Australie), a dévoilé des dessins d’une rare richesse animalière: kangourous, aigles, wombats et figures mi-humaines mi-animales y sont représentés avec beaucoup de délicatesse et de savoir-faire artistique. Elle se situe au nord-ouest de Sydney, dans la région désertique et inhospitalière du Wollemi National Park.
En Inde, à 46 kilomètres de la ville de Bhopal (centre), dans la région de Bhimbetka, les cavernes (photo de droite) ont récemment été classées par l’Unesco comme faisant partie du patrimoine culturel de l’humanité. Ces grottes remontent aux ères du paléolithique, du mésolithique et du Moyen Âge. Les peintures qui s’y trouvent représentent des scènes du quotidien.
(Téléphotos AFP et Reuters)


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