Washington veut engager l’argent du pétrole irakien pour obtenir des crédits
le 12 juillet 2003 à 00h00
L’Administration américaine envisage d’engager une partie des futurs revenus pétroliers et gaziers de l’Irak afin de garantir des emprunts destinés à financer la reconstruction à long terme du pays, selon le Los Angeles Times de vendredi. Le projet, appuyé par la Export-Import Bank et plusieurs grandes compagnies américaines, est censé permettre le financement de la reconstruction, menacée par un manque de fonds, selon le journal américain. Mais ce projet suscite également des critiques au sein même de l’Administration américaine, et parmi les analystes, selon lesquels cet engagement des revenus pétroliers serait ensuite un poids pour les futurs dirigeants irakiens élus, empêchés de décider eux-mêmes de leur utilisation. Export-Import Bank et une coalition de grandes entreprises comme Halliburton ou Bechtel, soucieuses de remporter des contrats en Irak, ont averti que si aucune action n’était entreprise pour garantir de nouveaux fonds, la reconstruction pourrait être compromise, ajoute le journal. De nombreux experts s’accordent pour dire que les caisses de l’Irak sont menacées d’épuisement, alors que le coût de la reconstruction augmente, que les premiers financements fondent et que la reprise des exportations de pétrole est retardée par des actes de vandalisme et de sabotage. Mais leurs avis divergent sur la question de la légitimité de l’Administration américaine provisoire en Irak à engager ainsi les futurs revenus pétroliers pour obtenir des crédits, avant même la mise en place d’instances dirigeantes irakiennes élues, à même de débattre du sujet.
L’Administration américaine envisage d’engager une partie des futurs revenus pétroliers et gaziers de l’Irak afin de garantir des emprunts destinés à financer la reconstruction à long terme du pays, selon le Los Angeles Times de vendredi.Le projet, appuyé par la Export-Import Bank et plusieurs grandes compagnies américaines, est censé permettre le financement de la reconstruction, menacée par un manque de fonds, selon le journal américain.Mais ce projet suscite également des critiques au sein même de l’Administration américaine, et parmi les analystes, selon lesquels cet engagement des revenus pétroliers serait ensuite un poids pour les futurs dirigeants irakiens élus, empêchés de décider eux-mêmes de leur utilisation.Export-Import Bank et une coalition de grandes entreprises comme Halliburton ou Bechtel,...
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