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BANQUES L’affaire al-Madina devant le procureur près la Cour de cassation

La commission d’enquête bancaire relevant de la Banque centrale a notifié hier les établissements de crédit et les institutions financières de sa décision de geler les dépôts, les comptes bancaires et tous les actifs financiers d’une vingtaine de personnes et de sociétés soupçonnées d’être impliquées d’une façon directe dans l’affaire de la banque al-Madina. Au nombre des parties visées par cette mesure, figurent notamment les actionnaires de la banque, Adnan et Ibrahim Abou Ayache, et plusieurs autres personnes ayant été citées dans un rapport de la commission d’enquête bancaire présenté en février dernier aux juridictions compétentes.
La commission a également notifié sa décision au procureur général près la Cour de cassation, Adnan Addoum.
La crise de manque de liquidité, dont souffre l’établissement de crédit serait, rappelle-t-on, due à une mauvaise gestion de la direction, accusée d’être de connivence avec certains grands débiteurs. Des sources bancaires ont estimé les dettes à l’origine des difficultés d’al-Madina à plus de 250 millions de dollars. Laquelle aurait perdu la totalité de son capital, qui s’élevait à 30 millions de dollars.
Le conseil supérieur bancaire a tenu mardi dernier une réunion extraordinaire pour examiner l’affaire d’al-Madina, après avoir constaté des transferts de fonds propres vers l’étranger de 300 millions de dollars.
L’administrateur provisoire, André Bendaly, a apposé des prénotations sur des actifs immobiliers appartenant aux familles Abou Ayache et Koleilat, évalués à près de 200 millions de dollars. Il serait en passe de présenter au procureur général près de la Cour de cassation les dossiers sur les infractions commises par des employés de la banque ayant des signatures autorisées.
M. Bendaly a affirmé aux clients qui se sont rendus hier au siège de l’établissement que les dépôts ordinaires pourront être retirés.
Le président de l’Association des banques, Joseph Torbey, a souligné que l’affaire d’al-Madina n’a pas eu d’effets ni sur le marché financier ni sur le secteur bancaire dans son ensemble. « Le dossier a été parfaitement traité par la Banque du Liban, dans le calme et avec sagesse », a -t-il dit.
Il a estimé que la Banque centrale a accordé le temps nécessaire aux actionnaires de l’établissement de crédit pour régler les difficultés. « Ce n’est pas la BDL, mais les actionnaires qui ont fait montre de négligence », a-t-il conlcu.
La commission d’enquête bancaire relevant de la Banque centrale a notifié hier les établissements de crédit et les institutions financières de sa décision de geler les dépôts, les comptes bancaires et tous les actifs financiers d’une vingtaine de personnes et de sociétés soupçonnées d’être impliquées d’une façon directe dans l’affaire de la banque al-Madina. Au nombre des parties visées par cette mesure, figurent notamment les actionnaires de la banque, Adnan et Ibrahim Abou Ayache, et plusieurs autres personnes ayant été citées dans un rapport de la commission d’enquête bancaire présenté en février dernier aux juridictions compétentes.La commission a également notifié sa décision au procureur général près la Cour de cassation, Adnan Addoum.La crise de manque de liquidité, dont souffre...